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Devinez qui vient dîner, vendredi 16 mai, à la Scène de Vernouillet… Jean-Louis Aubert. Son succès n’a pas pris une ride. Cela dure ainsi depuis 25 ans et M. ex-Téléphone remplit toujours des Zénith. Son dernier album, le cinquième en solo, est le plus personnel de tous. Le moins rock aussi. Mais que les amateurs de guitare hurlante ne soient pas déçus. Ses concerts déménagent autant qu’avant.
Jean-Louis Aubert naît le 12 avril 1955 dans le Jura. À dix ans, la première guitare. À douze ans, son premier concert, pas n’importe lequel, l’opéra-rock Tommy. Après un 45 tours vendu à 500 exemplaires, Téléphone naît le 12 novembre 1976 au 261, bd Raspail devant 600 personnes. Devenu mythique, le quatuor se scindera en deux. C’est le 21 avril 1986 que la dépêche tombe. Le groupe se sépare sur un dernier tube au message à peine voilé, Le Jour s’est levé. D’un côté, Corinne et Louis Bertignac, avec Les Visiteurs, de l’autre, les inséparables – jusqu’au dernier album – Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka.
Leur premier single, Juste une illusion, sonne comme un bon vieux Téléphone mais c’est déjà une autre histoire. Feedback arrive aux percus, Marine Rosier aux claviers et Daniel Roux à la basse. Jean-Louis Aubert aurait une bonne étoile ou beaucoup de talent. En tout cas, il transforme en or tout ce qu’il touche. Un excellent premier album « Bleu Blanc Vert », engagé, écolo, humaniste. Bref, du Jean-Louis Aubert, avec des textes plus travaillés, plus fins. Deuxième album et deuxième carton. Décidément… Pour « H », il réalise une grande tournée. Un concert complet. Il y en a pour tous les goûts, les nostalgiques de Téléphone et pour les nouveaux venus, les anciens et les jeunes. À l’instar d’un David Bowie, il rassemble toutes les générations dans ses concerts. De cette tournée mémorable sortira un album live.
Pour Comme un accord, Jean-Louis Aubert change de musiciens. Pour la première fois, Kolinka ne fait pas partie de l’aventure, même si leur amitié reste intacte. Fabrice Moreau est le nouveau batteur. Il s’entoure d’une équipe jeune. Le guitariste, Pierre, est un Vernolien, ancien du groupe Noisy Fate. Et Thomas, son guitariste est originaire de Poissy. Il choisit pour ingénieur du son Renaud Létang, qui travaille avec Manu Chao et Alain Souchon. Un univers musical entre rock et chanson. « J’ai l’impression d’avoir commencé il y a très longtemps, dès le premier Téléphone, peut-être », déclare l’artiste.
Concert le vendredi 16 mai à 21 heures. La Scène, 6, chemin du Bout-du-Large – Vernouillet. Tarif : 30 euros. Billets en vente dans les points de vente habituels et sur place le soir du concert. Rens. : 01 39 28 92 52. www.lascene.fr.




