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Journaliste aux services des sports de TF1, Adile Farquane poursuit sa collaboration très active à Radio Droit de Cité. |
A l’occasion des élections du printemps dernier, il a plusieurs fois rassemblé les élus locaux autour de la table, il se plaît aussi à dire qu’il a interviewé tout le gotha politique national. Rencontres avec Mandela, Bourdieu, Jacquard, Leïla Chahid, de New-York au Val-Fourré, jusqu’au siège de TF1 à Boulogne aujourd’hui, inlassable, il traîne son micro partout.
En direct de nos locaux, Adile Farquane la quasi « vedette » de RDC (la radio du Val-Fourré sur la fréquence 95.5 FM) ne dément pas se laisser griser par le micro… Il a accepté de répondre à nos questions, entre deux montages. Le trentenaire «beau gosse» reste modeste, mais le challenge est emporté : il se frotte désormais aux « tout grands » de la profession, et présente l’attitude et le discours très pro du « boulimique d’info ». « La radio plus que tout autre média est un vrai champ de liberté, … et de pouvoir aussi », rapporte Adile lorsqu’il évoque ce plaisir à exercer une profession sujette aux critiques acerbes de sa banlieue.
Journaliste au service des sports de TF1 depuis un an, « après avoir galéré et vécu de piges ici et là », il a fait du chemin depuis son entrée dans les débuts balbutiants de la radio scolaire. Sa vocation il la doit à Yann Angneroh, enseignant au Val-Fourré. « Il était bibliothécaire maître auxiliaire, lorsque j’étais élève en sixième »… La fabuleuse histoire d’Adile Farquane débute un peu comme ça : « parce que c’était lui, parce que c’était moi », disait Montaigne en son temps.
Plus tard dans le millénaire, nous sommes en 1990, la radio existait sous forme de club. « Avec mon pote Fahim, Angneroh (NDR, l’usage veut qu’on l’appelle par son nom) nous a encouragés à travailler ce média offert par la Z.EP ». (zone d’éducation prioritaire)
Il se souvient surtout d’un épisode déterminant : « C’était un autre jour, Angneroh m’a donné un stylo, une pile de journaux, et m’a demandé de préparer un bulletin d’infos… ». Le souvenir de ce jour de juillet 1991, leur revient à grand renfort d’émotion, « c’est comme si Angneroh avait su très tôt que j’allais devenir journaliste ! ». « Je l’ai recueilli dans son panier, alors qu’il dérivait sur la Seine ! », lance à côté, Angneroh très joueur. Sous l’œil attentif du maître, l’élève peine à se concentrer.
« Après on a investi le terrain sans plus jamais le lâcher, j’étais devenu amoureux ». Une idylle à trois, ou presque… C’est vrai qu’on imagine, que le micro est devenu, comme par magie, une sorte de prolongement naturel de son avant-bras droit. Il court partout avec un bagout sans pareil.
Le succès de la radio ne se démentant plus, on peut s’interroger sur les recettes qui y ont prévalu. « Très tôt, nous avons eu une réflexion commune sur ce que devait être ce média. La proximité de la cité (nous sommes au cœur du Val-Fourré), le très jeune âge de nos auditeurs, nécessitait une approche différente de ce que l’on fait ailleurs… Nous devions être engagés sur tous les sujets au sens où il fallait marquer notre présence… La mixture s’est faite au fur et à mesure des rencontres, des parrainages, des intervenants nombreux qui ont fréquenté la radio… jusqu’à devenir pour beaucoup ce média social de proximité, et ce laboratoire sûrement indispensable ». D’autres disent ce « tam-tam » du quartier.
ITINERAIRE
• 12 mai 1974 : naissance à la Celle-Saint-Cloud.
• 1991 : naissance de la radio scolaire
• 1993 : cofondateur de Radio Droit de Cité
• Juillet 1996 : reporter aux J. O. D’Atlanta pour RDC et RFI
• Août 1995 : jumelage avec la radio New-Yorkaise WBCR
• Décembre 1999 : interview de Pierre Bourdieu
• Juillet 1999 : participe au festival des radios jeunes en Arles «Quartier d’été»
• 1998-2000 : étudiant au CFPJ - Montpellier
• Mars 2000 : rencontre avec Albert Jacquard
• Avril 2001 : entre à TF1 - service des sports




