Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS
Les chauffards bientôt sous vidéo-surveillance
Contrat local de sécurité
Le Courrier de Mantes
Publié le:  19 février 2003

Première réunion en mairie du Conseil de sécurité qui coordonne l’action de tous ceux qui luttent contre l’insécurité dans la commune.

Aide aux victimes, cartographie, vidéosurveillance des endroits à risque : les membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) ont défini trois grands axes de travail en mairie la semaine dernière.

« L’aide aux victimes commence par un accueil au commissariat, insiste le secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la justice Pierre Bédier, mais l’écoute n’est pas que du ressort de la police. Tout au long de la procédure, il faut aussi fournir des informations aux victimes. »

Pour prévenir les violences urbaines et routières, le conseil table sur la cartographie des endroits à risque sur la commune. « Les bailleurs ont déjà fait des observations qui vont être regroupées », indique Fabienne Abécassis de l’OPHLM. « Quand nous saurons où les problèmes se passent, nous trouverons des stratégies de couvertures adaptées à ces niches, reprend Pierre Bédier, comme la vidéo-surveillance couplée avec des radars pour ralentir les automobilistes qui jouent à la roulette mantaise en grillant les feux le long du boulevard Maréchal Juin.» Bernard Moscodier, chargé de la sécurité à Mantes-la-Jolie, souligne la multiplication des agressions au sortir du lycée Saint-Exupéry. Solution à envisager avec les transporteurs : le déplacement de l’arrêt des bus.

Un système coûteux

Depuis février 2002 - date à laquelle le « Big Brother Award » a été remis à Pierre Bédier pour l’installation de caméras sur la Dalle (lire l'article) - la vidéo-surveillance demeure un sujet sensible à Mantes. Le secrétaire d’Etat reconnaît que ce dispositif ne règle pas tous les problèmes, coûte cher à installer et à faire vivre puisqu’il faut des gens derrière, mais « cela reste une option pour sécuriser la ville, insiste-t-il. Critiquer la vidéo-surveillance, c’est un peu comme contester le vaccin anti-polio », envoie-t-il à l’adresse de ses détracteurs.

Sous-préfecture, ACJAM, CAMY, EPAMSA, forces de l’ordre, principal de collège… Une vingtaine de personnes ont assisté au début du mois à ce premier conseil. Reste à savoir quand et comment le CLSPD compte mettre en place ses trois objectifs.


Les médecins se regroupent pour se protéger

Biologiste au Val Fourré, Jean Bégué a assisté au conseil en tant que représentant des professionnels de santé. Au CLSPD, il compte réfléchir sur le meilleur moyen de sécuriser la maison médicale du Val Fourré qui devrait ouvrir ses portes d’ici deux ans. « Il y a pour l’instant six médecins, quatre infirmières et mon laboratoire de biologie, explique Jean Bégué. Nous avons décidé de nous regrouper sur une surface de 1000 m2 pour mettre un terme aux agressions qui frappent les professionnels de santé dans le quartier. L’objectif n’est pas de nous enfermer et de nous couper de la population mais au contraire de proposer aux patients d’autres services dans des salles de formation, comme de la prévention en matière de diabète, une pathologie très répandue au Val Fourré.»




RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster