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Les assistantes maternelles, en grève mardi, réclament notamment une revalorisation de leurs salaires. |
Colère chez la quarantaine d’assistantes maternelles de Mantes-la-Ville. Mardi, les nourrices comme elles sont communément appelées, se sont mises en grève mardi, à l’appel de la CGT, pour réclamer une revalorisation de leurs salaires notamment.
Dès 9 heures, sous les parapluies, elles étaient devant le perron de la mairie, en attendant un rendez-vous avec Annette Peulvast. “On est révolté. On nous demande de faire des formations le samedi, nous avons des enfants de plus en plus difficiles, mais nous ne sommes pas payées en conséquence”, protestaient-elles. “Je garde deux enfants par semaine et je gagne environ 4 500 F (686 euros, ndr) desquels je dois déduire la nourriture des enfants”, témoigne Muriel.
Les assistantes maternelles, qui réclamaient également “l’octroi de 6,5 jours de récupération au titre des 35 heures”, font par ailleurs état de disparités de salaires entre Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie et Limay.
La rencontre avec le maire devait avoir lieu à 11 h 30. Mais, rebondissement en ce milieu de matinée : alors qu’elles souhaitaient être toutes reçues en même temps, la municipalité annonce qu’elle ne recevra que trois assistantes maternelles et trois représentants du personnel pour dialoguer. Coup de sang chez les grévistes qui ont alors décidé d’envahir le hall de la mairie pour se faire entendre.
La situation restera bloquée jusqu’à 15 h 20 où la rencontre aura finalement bien lieu, avec tout le monde, en salle du conseil. L’échange aura duré près d’une demi-heure. Et chacun aura camper sur ses positions.
A la sortie de la réunion, les visages sont plutôt graves. “C’est honteux, c’est lamentable”, lâchent les assistantes maternelles. Les négociations n’auraient guère avancé dans le sens voulu par les grévistes. “C’est une situation de blocage, résume Eric Vachet (CGT). Nous sommes dans une logique de conflit. Nous allons faire une information auprès de la population en distribuant des tracts dimanche, sur le marché. Elles vont partir dans le secteur libre. Et que va-t-on faire des parents qui n’ont que peu d’argent ?”, s’interroge le délégué syndical.
Du côté de la municipalité, l’entourage du maire précise que les nourrices ont “obtenu six jours de congés supplémentaires” au mois de juin. S’agissant de leur statut, “le maire a rappelé qu’elle attendait un texte national sur cette question pour la fin 2002, début 2003”, ajoute la ville.




