Les employés communaux de Mantes-la-Ville ont retrouvé le chemin de l’Hôtel-de-Ville, menés par la CGT, jeudi en fin de matinée... Nostalgie d’un printemps de la sectorisation ? Peut-être. Mais cette fois il était question de bien autre chose. La CGT n’est jamais à court d’idées ni à court d’actualité. On venait causer “35 heures” avec la députée. La revendication de tous ceux qui ont participé au débrayage est d’avoir un délégué présent dans chaque service où l’on négocie actuellement l’aménagement du temps de travail.
Ce que refusent, non seulement la députée, mais aussi le personnel de la mairie que nous avons rencontré. “L’aménagement du temps de travail se négocie au cas par cas, explique Annette Peulvast, avec le personnel, il m’arrive d’aborder des sujets d’ordre privé... Je ne vois pas en quoi cela regarde la CGT et dans chaque service, on voit d’un mauvais œil l’immixtion de syndicalistes quand il s’agit presque d’entretiens confidentiels.”
“La CGT veut non seulement conserver les avantages acquis (NDR, onze jours de plus par rapport à la réglementation) soit 1557 heures de travail par an, soit 36 heures par semaine, et d’autre part ils veulent l’application des 35 heures ce qui porterait leur quota horaire à 1514 heures de travail par an, soit 86 heures en moins par rapport à ce que fixe le décret ministériel du 24 juillet 2001, à savoir 1600 heures. Même si je propose cette réduction du temps de travail, je sais qu’elle a peu de chances de passer. Il y a d’autres précédents de ce type en France. Alors, si la CGT veut faire grève contre la loi...” se désole Annette Peulvast.Cette dernière compte néanmoins proposer une charte sur la réduction du temps de travail qui pourra être fixée à 1514 heures par an, “une proposition difficile à justifier” acquiesce le bureau municipal réuni le 8 octobre dernier. Il se propose tout de même de prendre ce “risque politique”. La députée-maire de Mantes-la-ville ajoute que les 35 heures n’ont pas pu être négociées avant cet automne pour cause de situation bloquée avec les partenaires sociaux au printemps dernier. On se souvient en effet qu’on y causait alors de la sectorisation des services municipaux.




