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Pour récupérer un des deux arrêts supprimés, les usagers devront se tourner vers la CAMY, seule habilitée à présenter un dossier de demande d’ouverture d’arrêt auprès du STIF.(photo d’archives) |
Quatre représentants des usagers de ligne de bus Express Mantes - La Défense ont été reçus mercredi soir par le président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (ex-syndicat des transports parisiens), M. Peyronnet. S’opposant à la suppression le 30 août dernier des arrêts intermédiaires de leur bus à la piscine et à la mairie de Mantes-la-Ville, les usagers ont exposé les inconvénients de ces suppressions pour, estiment-ils, 40 % des voyageurs de ligne qui descendaient à ces arrêts.
“Nous avons remis au président du STIF l’enquête de qualité que nous avons réalisée depuis un mois et demi dans les bus de la ligne” explique Serge Leporq, qui faisait partie des quatre. “Il en ressort des temps de transport allongés de 45 minutes, des difficultés avec les correspondances du réseau de bus urbain TAM, des difficultés pour accéder à l’intérieur de l’Express A14, une sécurité mal assurée pour les piétons à la gare routière de Mantes-la-Ville et une augmentation des frais de transport et de garderie”. De son côté, la CGT des cheminots de la région évoque les “graves perturbations rue Jean-Jaouen” dans une lettre adressée à la Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines (CAMY), et réitère se demande de liaisons ferroviaires directes Mantes - La Défense, “au lieu de faire circuler journellement des dizaines de cars encombrants encore davantage les places, les rues, les routes, les autoroutes, et augmentant la pollution, les encombrements et les risques d’accidents”.
A défaut de train direct, les usagers dont il est question ont pris l’habitude de prendre le bus. Selon leur représentant, le président du STIF leur a expliqué qu’il était conscient de la gêne occasionnée par la suppression des arrêts, mais que la décision avait été prise à la demande de la CAMY après que le maire de Mantes-la-Ville a, “à plusieurs reprises depuis la création de la ligne, alerté le STIF sur les problèmes de stationnement intempestif et de sécurité pour les usagers autour des arrêts de bus désormais supprimés”. Le président du STIF a également fait état de sa demande auprès du réseau TAM d’augmenter le nombre de bus pour les correspondances - à condition que la société dispose de suffisamment de cars pour cela. Il a également affirmé aux usagers qu’il refuserait la suppression des arrêts Buchelay et hôpital, “considérant que la ligne Express A14 a été financée en partie par des crédits politique de la Ville”.
Enfin, s’ils veulent récupérer un des deux arrêts supprimés, les usagers devront se tourner vers la CAMY, seule habilitée à présenter un dossier de demande d’ouverture d’arrêt auprès du STIF, “un dossier qui doit prendre en compte la sécurité des usagers et sans provoquer de problèmes supplémentaires de stationnement à Mantes-la-Ville” ajoute Serge Leporq, qui conclut : “J’ai l’impression qu’il faudra nous armer de patience”.
Une réunion d’information des usagers est prévue vendredi 26 octobre, à 20 h, à la salle associative de la rue de Montchauvet.




