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Camille, le monsieur culture d’Aubergenville. |
Avant de se retrouver à la tête de Scène et Ecran, l’association paramunicipale qui gère La Nacelle, l’adjoint socialiste chargé de la culture dans l’équipe d’Alain Pierre, avait créé Nausicaa, au lendemain des élections. Il préside aussi Les Amis de l’Orgue. Trois associations pour un seul homme !
Nausicaa, c’est la belle et noble fille du roi Alkinoos, celle qui recueille Ulysse et le laisse repartir par amour pour lui. En souvenir de ses études de grec et par passion pour l’œuvre d’Homère, Camille Monnier, l’ancien adjoint à la Culture, a choisi le nom de cette héroïne de l’Odyssée pour l’association qu’il a créé avec quelques amis, en mai dernier, au lendemain des élections perdues. «Au départ une association de rébellion et de résistance», reconnaît-il. «Déjà lors des élections de 1995, nous avions senti une campagne anti Nacelle. A nouveau lors de la dernière campagne, le centre culturel a été l’objet de critiques de la part de la droite. Les candidats de la liste adversaire parlaient d’y organiser des thés dansants. Arrivés aux commandes de la ville, nous craignions que la politique culturelle ne disparaisse à Aubergenville».
La présentation de la saison 2001-2002 de La Nacelle lève en partie les inquiétudes. La programmation a conservé les exigences de qualité, l’ouverture d’esprit et la volonté de faire découvrir de nouveaux talents qui prévalaient depuis la création du centre culturel par l’équipe d’Alain Pierre, le précédent maire socialiste.
Mieux, dans des conditions étonnantes Camille Monnier a pris la présidence de Scène et Ecran, l’association paramunicipale qui gère la Nacelle et la salle de cinéma Paul-Grimault. «En juin, lors de l’assemblée générale de Scène et Ecran, le président Yves Trémaud était démissionnaire. Plusieurs représentants de la nouvelle municipalité étaient présents, mais personne n’a bougé. Poussé par quelques membres, je me suis présenté parce que l’on ne pouvait pas laisser cette association en déserrance», raconte-t-il. Mais, estimant que la direction de Scène et Ecran, instrument de la politique culturelle de la ville, devait légitimement revenir à l’équipe municipale en place, Camille Monnier a demandé un rendez-vous avec le maire François Bony pour clarifier la situation. «Il m’a adressé à son conseiller culturel que j’ai rencontré. Nous en sommes restés là pour l’instant», précise-t-il.
Voilà donc Camille Monnier coiffé d’une triple casquette, à la fois président de Scène et Ecran, de Nausicaa et d’une autre association culturelle Les Amis de l’Orgue de l’église Sainte-Thérèse. En somme le monsieur culture d’Aubergenville. Et l’on s’interroge : n’y a-t-il personne d’autre dans la commune pour partager ces responsabilités associatives et s’investir dans la promotion culturelle ? L’intéressé laisse le point d’interrogation et y ajoute quelques points de suspension. No comment !
Reste à savoir, dans ce nouveau contexte, ce que deviendra Nausicaa qui a effectué la rentrée sur les chapeaux de roues, organisant coup sur coup deux manifestations, la rencontre littéraire avec l’écrivain Nedim Gursel et le concert de l’orchestre de St-Petersbourg. Sur cette question, Camille Monnier est très clair : Nausicaa ne marchera pas sur les plates-bandes de La Nacelle. «Nous n’organiserons jamais de manifestation en même temps que les spectacles de la Nacelle. Notre vocation est plus de proximité. Nous voulons animer certains lieux comme les cafés de la ville où nous proposerons des rencontres littéraires, des expositions». Musique, théâtre : Nausicaa veut aussi donner la parole à des gens des artistes de la région «qui ont des choses à dire».
Prochain rendez-vous le 27 octobre de 15 h à 17 h au café «L’Aubergenville » où les poètes de l’association « Geste » d’Orgeval feront rimer les mots.




