Avec pas moins de cinquante dossiers à l’ordre du jour, la rentrée des élus aura été plutôt chargée, jeudi. Cette première séance du conseil municipal depuis la fin de la période estivale aura essentiellement porté sur des questions administratives et comptables. Sur la Politique de la Ville aussi (lire encadré). Et l’occasion, déjà, d’échanges aigres-doux entre le maire communiste, Jacques Saint-Amaux, et le conseiller d’opposition Philippe Schleiter (MNR)…
C’est au chapitre des questions diverses que le débat s’est réellement lancé, lorsque l’élu mégrettiste a tenté de faire adopter une motion sur le thème de la sécurité, relative au procès du policier mantais Pascal Hiblot, qui se déroulait le jour même devant la cour d’assises de Versailles. Une délibération - finalement écartée - de “soutien” aux fonctionnaires de police “du commissariat de Mantes-la-Jolie et du poste de Limay (…) pour les difficiles missions qu’ils assurent quotidiennement”.
“Je m’en doutais, a rétorqué le premier magistrat, et je peux déjà vous donner la réponse : je n’interviendrai pas dans un jugement dans lequel je ne connais pas le déroulement des choses. Je ne mettrai pas aux voix un dossier qui n’est pas tranché. Au même titre que je refuse de parler de l’affaire de pédophilie.” Et le maire de souligner la “récupération politique” de ces sujets d’actualité.
Sécurité toujours, mais dans un sens nettement plus élargi ensuite, Marc Dubois (RPR), préférant évoquer les attentats perpétrés aux Etats-Unis et l’événement toulousain : “On pourrait plutôt réfléchir aux problèmes de violence en général, aux démarches d’urbanisme.”
Jacques de Saint-Amaux tentera un consensus général : “On pourrait peut-être tomber d’accord, en parlant des problèmes de justice et d’équité.” Raté. La discussion d’une vingtaine de minutes devait vite reprendre, de part et d’autre, sur un ton nettement plus polémique avant la clôture de séance. Chassez le naturel…
Brèves de conseil… Brèves de conseil…
* Le bilan annuel d’activité du service d’élimination des déchets révèle un tri de qualité sur l’ensemble de la commune, avec des tonnages en hausse depuis 1997, et plus spécifiquement dans le domaine des déchets verts. Seule ombre au tableau : le recyclage des papiers. La municipalité réfléchit par ailleurs à une collecte en porte à porte des emballages ménagers recyclables. Les déchets dits spéciaux sont aussi à l’étude.
* La société d’HLM Logirep envisage l’acquisition et l’amélioration de sept logements au quartier des Hautes-Meunières. Des logements de type F6 ou F5 qui pourraient être transformés en F2 et F3.
* Le marché de Noël se tiendra, cette année encore, sous la halle au marché. Les prix au mètre linéaire seront similaires à ceux appliqués pour la foire à tout. Particuliers : 55 F, commerçants : 80 F, associations de Limay : 30 F, associations caritatives : gratuit.
* Une subvention de 17 000 F par an, pendant cinq ans a été accordée à l’association pour Adultes et Jeunes handicapés, pour le service d’auxiliaire d’intégration scolaire (déficience visuelle).
* La commune va faire l’acquisition de plusieurs parcelles de terrains, notamment rue Adrien-Roëlandt, afin de désenclaver la résidence “Le Village”, en créant une liaison et un espace public entre cette résidence et la rue Roëlandt. Dans le cadre des travaux de la rocade, la parcelle située derrière le restaurant “La Marmite” devrait, à terme, permettre d’agrandir le parking réservé aux poids-lourds.
* Au chapitre politique de la ville, l’aménagement d’une aire de jeux est prévue rue de la Chasse. Coût de l’opération : 722 135 F hors taxes. La fermeture du préau du centre de loisirs est envisagée pour permettre son fonctionnement en atelier. Enfin, un cybercentre, un atelier de radio et d’écriture est prévu dans des locaux de la rue des Coutures. Coût de l’opération : 1, 296 MF.
* Dans le cadre de l’accès aux nouvelles technologies de l’information, la commune va faire l'acquisition de postes informatiques, destinés aux écoles Lafarge, Bois-aux-Dames, notamment.
* Pour manifester sa solidarité avec les victimes de la ville de Toulouse, la municipalité a décidé d’allouer une subvention de 2 500 F au Secours populaire et une subvention de 2 500 F au Secours Catholique pour venir en aide aux sinistrés.




