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Les Tambours du Bronx : au commencement était le rythme
A La Nacelle d'Aubergenville
Le Courrier de Mantes
Publié le:  03 octobre 2001

Les Tambours du Bronx sur les toits de Renault (génial), c’était il y a quelques années. Retour des TDB à Aubergenville, de l’usine au centre culturel. Samedi soir, La Nacelle, qui affichait complet, s’est offert une ouverture de saison fracassante.

La salle est plongée dans le noir, le son roule comme un orage qui gronde au loin et se rapproche. La fumée blanche enveloppe la scène tandis que monte une étrange symphonie intergalactique qui vous envahit. Il faut bien ça pour préparer le public à ce qui va suivre : à la fois un rituel primitif venu de civilisations oubliées et une sorte de messe née d’une ère industrielle, dure comme le métal.

Les Tambours du Bronx, on sait que ça pulse. Que ça va être fort, très fort. Mais aux premiers coups de bâton sur les énormes bidons, on est quand même surpris par la puissance, la violence, la résonance du son. On sent vibrer ses entrailles.

Ce qui semble un déferlement, s’organise peu à peu, se structure. Les tambours, ils sont 17 sur scène, s’apostrophent, se répondent. Torses nus au-dessus des bidons, les corps transpirent, les gestes sont précis. Le rythme devient musique.

La salle se laisse porter par ce spectacle total. Mais quelques-uns craquent au bout d’une petite heure. Sur le parvis de la Nacelle, les oreilles bourdonnent. Son trop fort. «On a pris les décibels d’un avion au décollage». Un couple s’éloigne. Le mari lance : «Demain, on écoute du Brahms».




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