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Jean Requana, un patron qui veut améliorer les zones franches
Le Courrier de Mantes
Publié le:  07 mars 2009

Christophe Piquet de la société Palomati ( à gauche) et Jean Requana.

Le 25 février dernier, le Conseil économique et social a fait un certain nombre de propositions pour améliorer le dispositif des zones franches urbaines. Il reprenait une bonne partie des suggestions de Jean Requena entrepreneur à Mantes et aux Mureaux.

Jean Requena, entrepreneur aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie* spécialisé dans l’édition de logiciels de modélisation 3 D pour la grande distribution, a été sollicité par Fatiha Benatsou rapporteur auprès du Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour participer à la rédaction d’un bilan des zones franches urbaines. La société 2ATP-MR, elle aussi muriautine, avait aussi été sollicitée.
L’activité de Jean Requena consiste à apporter des solutions d’aménagements aux grandes surfaces commerciales qui souhaitent modifier leurs espaces de vente. Ses deux sociétés, Inval et Palomati, ont été labellisées OSEO par le ministère de la recherche.

Trop compliqué
Jean Requena et Christophe Piquet de la société Palomati aux Mureaux (à gauche sur la photo) ont bénéficié du dispositif qui offre notamment des exonérations de charges aux chefs d’entreprises. Après des années de pratique, les deux associés considèrent que ce dispositif est encore trop compliqué pour les entrepreneurs. « Notre travail est de trouver des clients, pas de courir après les subventions. Il y a profusion de structures pour accompagner les entreprises, on s’y perd. Et on perd aussi en efficacité », confie Jean Requena.
Parmi les améliorations à apporter au dispositif, le chef d’entreprise préconise la création d’une sorte de guichet unique de conseil. C’est sans parler de l’amélioration des dessertes des zones franches urbaines, des difficultés de recrutement, et des lourdeurs administratives. « Le système nous impose un tiers d’embauche de salariés locaux. J’ai souhaité créer deux mi-temps, il m’a fallu attendre neuf mois avant d’avoir la réponse de l’Urssaf », poursuit-il.
Jean Requena est satisfait d’avoir pu participer à ce rapport et d’avoir pu témoigner de son expérience au Conseil économique et social. Il y voit une forme de reconnaissance du dynamisme des zones franches de Mantes et des Mureaux.

Les zone franches fonctionnent bien

Car les zones franches urbaines fonctionnent bien, même si le dispositif peut être encore amélioré. C’est le résumé rapide que l’on peut faire du rapport présenté par le CESE le 25 février. « Il y a beaucoup à faire et il y a urgence », a même déclaré Fatiha Benatsou, en plénière. Parmi les préconisations : mieux coordonner les aides proposées aux chefs d’entreprises, améliorer la formation des personnels, faciliter l’accès aux financements sont les mesures clés à mettre en œuvre.
Frédéric Antoine

* Il est notamment dirigeant de la société INVAL installée au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, et cogérant de la société Palomati aux Mureaux.

Bilan chiffré
Depuis la mise en place du dispositif par la loi du 14 novembre 1996, 100 ZFU ont été créées, dont sept dans les DOM-TOM. Elles ont donné lieu à la création de 243 625 établissements, et à près de 600 000 emplois, dont 390 000 sont exonérés des charges patronales. Le taux de survie de ces entreprises est plutôt bon. D’après une étude de l’INSEE, sur 29 000 établissements établis en ZFU entre 1997 et 2001, 32,5 % sont encore actifs 5 ans et demi après leur installation.




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