Après l’agression d’une enseignante la veille des vacances scolaires, l’inspection d’académique était présente lundi dernier dans l’établissement pour la reprise des cours.
Vendredi 13 février dernier à quelques heures de la fermeture du lycée Jean-Rostand pour les vacances d’hiver, une enseignante était victime d’une violente agression commise par un jeune extérieur au lycée. La scène s’était produite en fin de matinée. Alors qu’elle était en train de donner son cours, une professeure d’anglais âgée d’une trentaine d’années et enceinte, avait vu un individu faire irruption dans la salle de cours. Le visage dissimulé derrière un foulard, il s’était assuré de l’identité de l’enseignante avant de lui asséner deux violents coups de poing au visage qui l’avait projeté au sol. Transportée à l’hôpital, la victime s’en était sortie avec quelques hématomes. Quelques heures après l’agression, le recteur de l’académie de Versailles Yves Boissinot avait témoigné son soutien à la victime, ainsi que Michel Vialay le maire de Mantes-la-Jolie et Guillaume Quévarec le responsable du parti socialiste local.
L'émotion était encore grande
Lundi, c’est donc une rentrée singulière qu’ont vécue les élèves du lycée Rostand. De retour dans leur établissement après cette agression, l’émotion était encore grande. « On a tous été choqué. C’est bizarre de se dire qu’un truc pareil peut arriver », confiait une jeune fille.
Du côté de la direction de l’établissement, Odile Moutaux la proviseure a affirmé lundi que « cette rentrée est en effet très particulière ». Peu prolixe, elle a tout de même expliqué que des personnels de l’inspection académique devaient se rendre au lycée Jean-Rostand durant l’après-midi « pour que des discussions avec le personnel de l’établissement ».
Quant à savoir si l’enseignante agressée était de retour en ce jour de rentrée, la proviseure a expliqué « que de toute façon, elle n’avait pas cours lundi matin. Par conséquent, je ne sais pas si elle va se rendre ou non au lycée cet après-midi ». Des mesures en forme sans doute de protection vis-à-vis de la jeune professeure.
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Les lycéens n'ont pas eu cours le jour de la rentrée. |
Un lycéen interpellé
D’autre part, l’enquête de police a fait quelques progrès. Un lycéen de 17 ans a été interpellé pendant la période des congés scolaires. Remis à ses parents, il a été placé sous contrôle judiciaire. Il devra répondre d’une mise en examen « pour complicité de violences volontaires ». L’adolescent qui se trouvait dans la salle de cours au moment des faits n’est pas l’auteur de l’agression. Les policiers le soupçonnent d’avoir pris part au plan pour agresser l’enseignante.




