Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS
Les policiers des Mureaux mettent fin à une escroquerie
Le Courrier de Mantes
Publié le:  28 février 2009

Au terme de sept mois d’enquête minutieuse, les policiers des Mureaux ont mis fin aux agissements d’un trio d’escrocs aguerris qui utilisaient des cartes bancaires et des chéquiers établis à partir de passeports falsifiés.
A l’heure actuelle, le préjudice auprès des banques, des commerçants et des entreprises est estimé à 50 000 euros. Mais le montant de l’arnaque pourrait encore grossir car le parquet a ouvert une commission rogatoire.
L’affaire commence en juillet dernier au magasin Saturn du Family Village à Aubergenville. Une caissière s’aperçoit qu’une jeune femme de sa connaissance a payé du matériel avec un chèque et des papiers d’identité qui ne sont pas à son nom. Elle signale la chose à la direction qui prévient à son tour la police.
Six comptes frauduleux
A partir de ce premier chèque, les enquêteurs vont remonter jusqu’à l’utilisatrice. Une femme d’une trentaine d’années domiciliée à Achères. Au cours de leurs investigations, ils découvrent que six comptes ont été ouverts dans six banques différentes avec un passeport falsifié. Deux femmes ont utilisé ces faux dont une se trouve déjà en prison pour une autre affaire du même genre.
Il devient alors plus facile de remonter jusqu’au commanditaire, un homme d’origine congolaise domicilié à Verneuil. Il a été interpellé en début de semaine dernière. D’après les éléments de l’enquête, c’était lui le cerveau du trio.
Contre rétribution, il envoyait les jeunes femmes ouvrir les comptes en banque et se faisait ensuite remettre les moyens de paiement liés aux comptes cartes bancaires et aux chéquiers.
Les comptes en question étaient ensuite alimentés d’une centaine d’euros chacun. Tandis que les cartes bancaires « chauffaient » durant le week-end avec des dépenses avoisinant les 10 000 euros.
Autre système d’escroquerie parallèle à cette arnaque : le vol de lettres-chèques émis de société à société plus facilement falsifiables que les chèques remplis manuellement et qui, eux aussi, allaient alimenter les comptes frauduleux. Selon la police, il existerait même une sorte de réseau organisé s’attaquant aux postiers dans leurs tournées sur les zones industrielles pour récupérer ces fameuses lettres-chèques.
Aujourd’hui, l’escroc dort sous les verrous ainsi que l’une de ses complices. L’enquête se poursuit.

RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster