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La cité a connu neuf incendies volontaires en un an. |
Depuis une semaine, les habitants de la cité des Croms à Limay sont à nouveau sur le qui-vive. En effet, en début de soirée mercredi dernier, le hall de l’immeuble situé au 3, allée Montaigne, a pris feu. C’est d’une poussette, laissée dans le hall, que l’incendie est parti. Aucun blessé ni gros dégât n’est à déplorer mais cet incendie, considéré comme volontaire par les enquêteurs, relance la polémique dans le quartier.
Suspicion
C’est en effet le neuvième sinistre d’origine volontaire de ce type qui se produit en moins d’un an. Depuis le mois de juin 2008, les habitants de cette cité vivent en effet dans la peur mais aussi dans la suspicion. C’est systématiquement la même cage d’escalier qui est touchée. Un fait qui laisse penser que « c’est forcément quelqu’un de la résidence », selon certains habitants.
L’Opievoy, l’organisme HLM qui gère les immeubles a une nouvelle fois porté plainte, comme à chaque sinistre. « Ce sinistre est relativement coûteux, environ 10 000 €, indique la direction. La fumée est montée jusqu’en haut de l’immeuble. Nous avons dû nettoyer tout le hall, privant les habitants d’électricité dans la cage d’escaliers durant une journée (jeudi). » Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer et aucun relogement ou évacuation n’a été nécessaire comme ce fut le cas en juin dernier lorsqu’une locataire, asthmatique, avait dû être évacuée suite à l’incendie de deux containers à ordures. L’Opievoy précise d’ailleurs que «tous les appartements sont habitables » et annonce que la réhabilitation des Croms devrait commencer à la fin du premier trimestre 2009. « Dans le cadre de cette réhabilitation, les halls seront sécurisés avec un digicode. Les intrusions de l’extérieur seront donc exclues. »
Reste à savoir si cela servira vraiment à augmenter la sécurité, les enquêteurs ne sachant toujours pas si c’est un individu seul qui agit ou un groupe, ni même si cette ou ces personnes viennent de l’extérieur ou de l’intérieur. Pendant ce temps-là, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité des habitants ne cessent de grandir.




