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410 voyageurs prêts à utiliser une desserte pour La Défense
Le Courrier de Mantes
Publié le:  16 janvier 2009
Page 19 

En attendant la réunion publique qui aura lieu demain, les premiers résultats de l'enquête menée le 18 décembre dernier auprès de plus de 500 usagers de la gare d'Epône-Mézières-sur-Seine, font ressortir trois points.

À commencer par l'origine des voyageurs empruntant la gare d'Epône-Mézières. Car si une majorité de voyageurs viennent d'une des deux communes directement concernées (33 % d'Epône et 21 % de Mézières), 29% viennent d'une commune de la rive droite (13% de Gargenville, 11% d'Issou, 4% de Porcheville), les autres provenant des communes du plateau ou de la vallée de la Mauldre. « Ce résultat s'explique pour deux raisons, commente Emmanuel Bolle, adjoint au maire d'Epône chargé des transports et qui a mené l'enquête conjointement avec Benoit Leguai, délégué du maire de Mézières. D'une part, la meilleure desserte de La Défense et de Saint-Lazare par les trains de la rive gauche et, d'autre part, la gratuité du stationnement sur le parking de la gare ».
Un voyageur sur deux va à la gare en voiture
En effet, l'enquête montre que plus d'un voyageur sur deux se rend à la gare en voiture, la part du bus étant faible (moins de 20 %) et celle du vélo quasiment nulle, en raison d'une offre insuffisamment adaptée. « Ces résultats ne sont pas une surprise, poursuit Emmanuel Bolle. Nous constatons depuis plusieurs mois une saturation systématique des parkings proches de la gare ».
Les réponses des usagers renforcent également la nécessité de mettre en place une desserte pour La Défense en car via l'A14, comme il en existe déjà à Mantes, aux Mureaux et à Verneuil. De nombreux Epônois et Mézièrois s'étaient d'ailleurs déjà manifestés auprès des mairies pour réclamer une telle desserte. « L'étude confirme le potentiel important d'un tel service puisque ce ne sont pas moins de 410 voyageurs par jour qui prendraient certainement ce car à la place du train si une telle ligne devait être mise en place et même 550 si l'on ajoute ceux qui pensent qu'ils le prendraient probablement. Cela nous conforte dans notre volonté de faire étudier rapidement ce dossier par le Stif », conclut Emmanuel Bolle.
Tous les résultats de cette enquête seront étudiés jeudi, au cours d'une réunion publique qui se tiendra à 20 h 30 à la salle des fêtes provisoire de Mézières-sur-Seine, en présence des élus, des représentants du Stif, de la SNCF et des transporteurs.
Florie Cedolin




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