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Un grand pôle médico-social à la clinique du Val-Fourrré
Le Courrier de Mantes
Publié le:  26 décembre 2008
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Arnaud Dalbis veut faire de l'établissement du Val-Fourré un grand centre médico-social.

Le transfert de la chirurgie et de l'hospitalisation à Aubergenville ne marque pas la fin de la clinique du Val-Fourré. Elle renforce ses consultations, ouvre un service pédiatrie et crée un pôle médico-social.

Transfert réussi ! Arnaud Dalbis, le patron des cliniques du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie et de Montgardé à Aubergenville a le sourire et ne cache pas son soulagement. C’est que l’affaire était sérieuse et nécessitait de grands soins. En effet, on ne transfère pas d’un coup de baguette magique l’activité d’un bloc opératoire, une équipe de douze chirurgiens, 60 lits d’hospitalisation, au total 85 salariés.
L’opération s’est déroulée de septembre à octobre. « C’était un morceau de bravoure pour l’ensemble du personnel qui a remarquablement coopéré. Pour préparer, ce transfert entre Mantes et Aubergenville, nous avons travaillé en parfaite collaboration avec l’inspection du travail. Cela s’est fait sans plan social, ni licenciement », tient à préciser Arnaud Dalbis. Les deux tiers des salariés ont suivi à Aubergenville. Quelques-uns ont préféré rejoindre le centre de rééducation l’APARC de Rosny ou la clinique cardiologique d’Evecquemont qui font partie du groupe Dalbis. Certains médecins présents à la clinique depuis son ouverture en 1975, et qui y étaient très attachés, avaient envisagé de profiter de l’occasion pour prendre leur retraite. Ils ont finalement suivi à Aubergenville. Ce dont se réjouit Arnaud Dalbis.
« L’exigence de qualité des plateaux techniques de plus en plus forte, la durée des actes opératoires et des séjours en hospitalisation de plus en plus courts, nous ont conduits à fusionner pour concentrer nos efforts et nos investissements sur un seul site »,
poursuit-il (lire ci-dessous).
Soulagée de l’activité de chirurgie et de l’hospitalisation, la clinique du Val-Fourré n’est pas pour autant une coquille vide. Au contraire.
Renforcer les services existants
Le service des consultations de spécialistes (orthopédie, ophtalmologie, ORL, etc.) a été renforcé avec l’arrivée de nouveaux chirurgiens. « Les patients continuent de consulter au Val-Fourré. Si leur état nécessite une intervention, elle sera pratiquée à Aubergenville. Mais le dossier d’admission et l’ensemble des démarches continuent de se faire à Mantes », explique le PDG du groupe Dalbis. L’établissement met à disposition un service de navette entre Mantes et Aubergenville pour les personnes qui n’ont pas de moyens de locomotion.
Le centre du Val-Fourré conserve également un service de radiologie, une unité de dialyse et d’autodialyse.
Mais ce n’est pas tout. Il renforce son service de consultations d’urgence sans rendez-vous avec un médecin urgentiste. Il s’agit de traiter les petites urgences en tous genres. Toutes les pathologies et les petits points de sutures qui embouteillent inutilement les services des hôpitaux.
Ouvrir un service de pédiatrie
Aux côtés des services qui se renforcent, Arnaud Dalbis a l’ambition de développer à très court terme des activités nouvelles. Il prévoit d’ouvrir un gros service de pédiatrie avec trois ou quatre pédiatres. Des négociations sont en cours avec des spécialistes déjà implantés dans le Mantois. Autre création programmée pour 2009 : l’ouverture d’une unité de médecine et de traumatologie du sport qui fonctionnera un peu comme un service d’urgence avec un médecin formé aux urgences, un chirurgien, un kinésithérapeute. Il s’agit d’éviter aux sportifs victimes d’une blessure le parcours du combattant pour se faire soigner.
Ajouter une branche médico-sociale
Enfin, l’ancien service d’hospitalisation va être réaménagé pour accueillir des activités médico-sociales. Une façon de rentabiliser les mètres carré disponibles. « Notre objectif est de constituer un véritable centre médico-social spécialisé regroupant la coordination gérontologie du Mantois, un service de maintien à domicile, la mission locale pour le handicap et différentes associations ou structures du secteur social qui sont demandeuses de locaux et intéressés par la synergie que peut représenter le regroupement dans un lieu unique », explique Arnaud Dalbis.
Alors que les travaux d’aménagement extérieur du quartier réalisés dans le cadre de l’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) sont en voix d’achèvement, la clinique s’apprête, de son côté à ouvrir son chantier de structuration et de rénovation des locaux. Elle profitera de l’occasion pour s’offrir un ravalement complet de façade. Le premier semestre 2009 sera placé sous le signe des travaux.
Francine Carrière

L’activité de chirurgie transférée à Aubergenville
Pour accueillir le transfert des activités de chirurgie et service d’hospitalisation, la clinique de Montgardé à Aubergenville a dû s’équiper : « Nous avons installé une salle opératoire supplémentaire, remis à neuf le plateau technique que nous avons doublé et amélioré. Nous avons également ouvert une vingtaine de lits et augmenté les capacités du service ambulatoire autrement dit l’hospitalisation de jour », explique Arnaurd Dalbis. Une enveloppe de 2 millions d’euros a été investie pour assurer le transfert.
Montgardé a également mis l’accent sur l’accueil des urgences avec un service ouvert 24 heures sur 24 qui assure un temps d’attente moyen inférieur à une heure, une des fiertés de la direction. « Avec la médecine, la chirurgie, l’imagerie, scanner et IRM, le service d’urgence 24/24, nous offrons toutes les fonctions de service public d’un hôpital », assure Arnaud Dalbis.
Seul point noir, le parking, toujours engorgé, au point que les visiteurs descendent souvent jusqu’à La Nacelle pour se garer. « Ce problème va être corrigé. Au 1er semestre 2009, nous lançons la réalisation d’un nouveau parking de 75 à 80 places », promet Arnaud Dalbis.




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