|
Isaline Remy a présenté son ouvrage à l'Auberge en ville. |
C’était sur le front de Verdun en 1916. L’histoire est romancée mais touche de près à la réalité. Isaline Rémy raconte comment son grand-père a eu la vie sauve, grâce à un tirailleur sénégalais dans L’anonyme tirailleur sénégalais, son nouveau roman.
L’auteur était l’ invitée de l’association Nausicaa, ce dernier week-end à « l’Auberge en ville ».
Isaline Rémy a mené une étude psychologique, sociologique et historique pour écrire cet ouvrage qui raconte « l’unité sur le front », lorsque la solidarité et le sens du devoir allaient de pair, là où s’effaçait la couleur de peau, là où finalement la religion et le milieu social n’étaient plus discriminatoires.
L’auteur a attendu le 11 novembre 2008 pour la sortie de son livre, l’année même où le dernier poilu s’en est allé. Cet écrit qu’elle qualifie de « petite histoire dans la grande histoire » est presque né d’une citation de Léopold Sedar Senghor et d’une correspondance entretenue avec lui : « On fleurit les tombes, on réchauffe les soldats inconnus. Vous mes frères obscurs, personne ne vous nomme. On promet cinq cent mille de vos enfants à la gloire des futurs morts, on les remercie d’avance, futurs morts obscurs. »
Isaline Remy, L’anonyme tirailleur sénégalais, Editions TdB, Paris, novembre 2008.




