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Les ateliers envoient la musique
L’autre lundi, c’était le lancement des ateliers d’expression de la compagnie le Théâtre du Mantois.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  04 décembre 2008
Page 36 

Les deux comédiens sortent, tour à tour, des instruments de musique tous aussi improbables les uns les autres.

Depuis sept saisons, le Théâtre du Mantois mène auprès des établissements scolaires, des centres sociaux, des maisons de retraite, d’établissements spécialisés pour handicapés et même des hôpitaux ou de détenus, des ateliers d’expression (théâtre, danse, écriture, arts plastiques) axés sur une thématique liée à la démarche artistique de la compagnie.

On dénombre une trentaine de groupes constitués. « Ce projet a pour but de faire s’exprimer les habitants sur leurs expériences et de mettre en valeur leur parole », explique la compagnie. La variété des groupes doit permettre un véritable brassage des populations.
Ecriture et partage
L’autre lundi, c’était le lancement des ateliers. Cette année, le thème qui relie la programmation aux différentes productions est la musique. Dans l’espace exposition de la Nacelle, deux comédiens ont joué deux contes, dont le fameux « Joueur de flûte de Hameln » transcrite par les frères Grimm, dans une interprétation libre.
Les deux saynètes ont été jouées plusieurs fois devant chaque groupe, dans chaque espace où les ateliers sont déployés. Les deux comédiens sortent, tour à tour, des instruments de musique tous aussi improbables les uns que les autres : une guitare fabriquée avec un vieux bidon d’huile Mobil relié à un manche, un ensemble de bouteilles remplies d’eau imite le son du vent dans les voiles quand on souffle dedans, tandis que l’action d’une scie sur un morceau de carton rappelle le grincement des mâts dans la voilure… onirique !
Après la séance de contes, quelques textes d’auteurs membres de l’atelier d’écriture (ils sont quatorze) ont été lus et même joués par Jérôme Isnard et l’actrice de la compagnie. Il s’agissait dans cette première forme courte de raconter son premier flirt, et de l’associer à une musique.
C’est le principe du partage qui justifie l’atelier d’écriture. Là, on n’a pas regretté, c’était tantôt hilarant, tantôt nostalgique… du bon vieux temps de nos quinze ans !
La réalisation d’un petit ouvrage, une sorte de digest compilant les productions, sonnera l’aboutissement de ces travaux en fin de saison. Cette formule semble convenir à tous les publics, aussi divers soient-ils. Retraités, jeunes actifs, « théâtreux », écrivains, sont au rendez-vous encore cette année. Notons que la compagnie prévoit de réaliser un atelier à la prison de Poissy.
Frédéric Antoine


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