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Un entraînement au plan rouge à l'hôpital de Bècheville
Le Courrier de Mantes
Publié le:  04 décembre 2008
Page 33 

Deuxième partie de l'exercice. Dans l'ambulance, une des victimes évacuées vers les urgences de l'hôpital de Meulan-Les Mureaux.

Déclenchement d’un plan rouge à l’hôpital de Bècheville. Exercice grandeur nature pour une soixantaine de pompiers stagiaires. Une fois par semestre, les pompiers testent leur efficacité dans le contexte d’un scénario catastrophe.

Sitôt la nouvelle du sinistre connue, et les premiers effectifs arrivés sur place, les pompiers ont pris conscience de la gravité de la situation, et devant le nombre important de victimes intoxiquées par les fumées ou brûlées, ont décidé de déclencher le plan rouge, après accord préfectoral. Ce qui signifie la mise à disposition de matériel et d’hommes en nombre important. Le dernier plan rouge avait été déclenché après un accident de car de touristes japonais sur l’autoroute A 13, à Morainvilliers, il y a quelques années.
Soixante pompiers
Pas d’inquiétude, la soixantaine de pompiers qui s’est agitée toute l’après-midi de mardi dans le parc de l’hôpital psychiatrique de Bècheville participait à un entraînement. Les pompiers réalisent ce type d’exercice une fois par semestre, dans chaque groupement, et cette fois, pour le groupement Yvelines-Ouest, la direction de l’hôpital s’était portée volontaire en offrant son espace comme théâtre des opérations. « Le plus délicat est de gérer l’interservices », explique le capitaine Laurent Pinault organisateur de l’opération. « Ce type d’exercice intègre la formation continue des pompiers », poursuit l’officier. Après la simulation d’un incendie dans un des bâtiments désaffectés de l’hôpital, face à la lingerie du centre, les pompiers ont déclenché cette opération spéciale de secours et ont pu réaliser un test de leur réactivité. En réalisant cet exercice, le commandement des pompiers a mis à l’épreuve ses jeunes stagiaires.
Plan blanc
On a dénombré une trentaine de victimes, mises sous abri, avant d’être évacuée vers le poste médical. Il s’agissait d’élèves de l’école d’infirmière, tantôt le bras en écharpe, ou le masque à oxygène sur le nez. Dans le scénario, certaines s’étaient défenestrées et présentaient des fractures de membres. Chaque blessé avait une pancarte pendant autour du cou qui indiquait sa pathologie.
Ensuite, comme le veut la procédure, un poste médical avancé a été aménagé sous une tente chauffée à deux cents mètres du bâtiment, où, une à une, les victimes ont été acheminées pour un premier examen médical. Là, les médecins ont pu travailler loin du chaos. Certaines blessées ont été transportées en ambulances, d’autres très légèrement touchées ont pu s’y rendre à pied accompagnées par un sauveteur.
Dans un deuxième temps, les victimes ont été acheminées vers les urgences de l’hôpital Henri IV de Meulan-Les Mureaux. « Pour nous c’est aussi un test grandeur nature », explique Danielle Lacroix la directrice de l’hôpital. La difficulté pour l’hôpital est de continuer à accueillir les « clients habituels », tout en faisant face à l’afflux massif de blessés. Aux urgences, les médecins se sont chargés de réguler les blessés vers d’autres hôpitaux de la région en fonction de leur possibilité de prise en charge, en temps normal c’est le SAMU qui a cette fonction.
Frédéric Antoine


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