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La préfète Anne Boquet (au centre) signe Boureille (à gauche) et Dominique Braye (à droite) le contrat de mixité sociale. |
Vendredi dernier à la mairie, la commune de Follainville-Dennemont a signé son contrat de mixité social (CMS). Celui-ci est le premier de toute la région à avoir été paraphé par le maire Samuel Boureille et les différents intervenants présents, la préfète Anne Bocquet en tête.
Ce dispositif nouveau est un outil « qui permet de créer un partenariat visant à réaliser ce qui est difficile » a résumé Anne Bocquet.
Rattraper le retard
Clairement, le CMS intervient après que le village n’a pas pu respecter ses obligations triennales en matière de construction de logements sociaux. Entre 2002 et 2008, 45 logements auraient en effet dû être érigés mais des problèmes notamment d’ordre foncier ne l’ont pas permis. Le maire Samuel Boureille a plaidé pourtant la bonne foi dans son discours, évoquant le rôle de pionner « dans le domaine de la construction du logement social. Dès 1989, j’ai eu cette volonté qui s’est concrétisée par l’édification de 23 logements sociaux au coeur de Dennemont, à 300 mètres à vol d’oiseau du Val Fourré. Mais jusqu’en 2004, les opportunités foncières ne se présentaient pas ». Un fait qu’a confirmé la préfète, arguant en particulier que « 80 % du territoire des Yvelines étant classé, c’est une vraie contrainte » que de trouver de telles ressources.
Le président de la Camy Dominique Braye, à l’origine de la création du CMS a-t-il tenu à préciser, a fermement souligné que « la loi SRU (relative à l’habitat social N. D. L. R.) doit être appliquée. Il y a un besoin manifeste de logements sociaux dans le mantois. Nous recevons 2700-2800 demandes sur la Camy chaque année ». Il a de même affirmé son refus de voir comptabiliser les accessions sociales à la propriété dans le parc de 20 % dont doivent normalement se doter les collectivités territoriales, comme le souhaite Samuel Boureille.
Quoiqu’il en soit, le maire s’est engagé via le CMS à bâtir 46 logements sur trois ans, un chiffre qu’il a garanti lors du conseil de Camy de fin novembre, soit un peu moins de la moitié des 113 prévus sur les six années à venir. Il va de plus signer, en 2009 espère-t-il, un contrat de développement de l’offre résidentielle, un dispositif départemental dont le but est d’augmenter le nombre de production d’habitations. Le président du Conseil général Pierre Bédier a d’ailleurs plaidé pour ce genre de dispositifs, doutant de l’efficacité de la politique gouvernementale en matière de logement social, et exprimé son voeu de voir l’Etat « continuer dans sa souplesse pragmatique » en ce qui concerne l’application de la loi SRU.
Régis Blondel




