|
Samedi dernier au "Family Village" d'Aubergenville. |
Un après l’ouverture, nous avons cherché à savoir comment se portait le « village ».
L’ouverture du Family village avait provoqué une levée de boucliers sans précédent des maires des environs, inquiets pour le devenir de leur petit commerce.
Les commerçants de Maule avaient aussi protesté arguant qu’on assassinait le commerce local en implantant un centre commercial de plus dans la région.
66 millions de chiffre d’affaires
Un après l’ouverture, nous avons cherché à savoir comment se portait le « village » avec ses quarante-huit enseignes (22 moyennes surfaces et 21 boutiques) et ses cinq restaurants. Car l’on observe, pour cette année de rodage, que les parkings restent bien vides en semaine, et qu’en revanche, les affaires semblent marcher les samedis et dimanches : la foule y afflue tous les week-ends.
La publicité et la bouche à oreille ayant fait leur travail, la zone de chalandise du Family village s’est étendue à la proche Normandie.
Rappelons que le promoteur du projet Altaréa a gardé la gestion du centre. Selon le directeur, Hervé Bonnaire, pour cette première année Family village a réalisé un chiffre d’affaires de 66 millions d’euros, ce qui est supérieur au résultat prévisionnel escompté. Trois millions de visiteurs sont déjà venus faire leurs emplettes à Aubergenville dans ce nouveau concept commercial orienté essentiellement vers les besoins de la famille : mode, ameublement, jouets. A noter qu’Altaréa va lancer une phase 2 du projet avec l’aménagement de 10 000 mètres carrés de surface supplémentaires en vis-à-vis de Carrefour-Flins.
Est-ce que les boutiques tiennent le coup ? C’est la question que tout le monde se pose dans un contexte où les ménages restreignent les dépenses superflues. La réponse est plutôt oui, car une seule boutique « Body One » (lingerie féminine) a fermé depuis l’ouverture le 7 novembre 2007 après une liquidation judiciaire prononcée le 18 juillet 2008. « Cela fait partie des risques une première année, il semble que le franchisé n’ait pas trouvé sa clientèle », analyse Hervé Bonnaire. Côté restaurants, la direction juge qu’ils ont trouvé leur clientèle, des salariés du secteur le midi en semaine, et les familles le week-end. Leurs belles terrasses en été sont leur principal argument.
Evoquant une forte concurrence entre Poissy et Mantes, le directeur du Family village juge que l’activité du centre est « complémentaire » des autres centres d’Orgeval et de Buchelay en terme d’offre de produits. « Il faut que dans les années qui viennent, nos enseignes soient reconnues dans la gamme de produits de ce que nous souhaitons faire : une offre pour les parents, les enfants, les loisirs », poursuit-il.
Nouvelles ouvertures
Deux nouvelles ouvertures sont annoncées dans les mois qui viennent. L’enseigne GIFI (électroménager) va s’installer sur 2 800 m2 de surface près d’Exploralia à la mi-janvier, et l’enseigne « VIP » de prêt à porter masculin va ouvrir sur la partie arrière du Family village dans la foulée. On peut rappeler aussi que dans l’année qui a suivi l’inauguration trois nouveaux magasins se sont installés, il s’agit de Laurie Lumières (luminaires), de Lévithan (meubles), et dernièrement d’Art et compagnie (loisirs créatifs, matériaux artistiques, librairie). Cette dernière enseigne pourrait être porteuse pour le centre, c’est la deuxième enseigne du groupe après Herblay (Val d’Oise).
Un effort supplémentaire de communication reste sans doute à faire pour populariser encore ce centre qui emploie 350 personnes. Sur les quatorze derniers mois, Altaréa a investi 500 000 euros dans la communication, ce sera 400 000 euros dans les douze prochains mois. Des animations seront aussi organisées au printemps et à l’été, sous la halle, ou prochainement à l’occasion du Téléthon en partenariat avec les associations d’Aubergenville.
Frédéric Antoine




