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Les Mantais se sont bien comportés devant leur public. |
Rouleaux d’automne, embarcations chavirées et incident de pelle ont émaillé le 46e circuit des Îles.
Le 46e Circuit des îles de l’AS Mantaise s’est déroulé, mardi 11 novembre, sur un stade nautique passablement démonté. C’est aux 1 000 mètres, à la hauteur des défuntes tours Degas, que l’agitation était la plus forte. Un arbitre le confiait à sa radio : « Ici, je peux te dire que ça bouge. On se croirait en pleine mer ! ».
Fausse pelle et vrais gadins
Plusieurs skiffs, les bateaux les moins stables, ont chaviré. Et même l’un des bateaux phares de la régate, le quatre de couple féminin de l’AMMH (Gwénaëlle Lévêque, Clémentine Salmin, Justine Billet, Christine Bové), a eu à souffrir des éléments. « A 1 000 mètres de l’arrivée, Gwénaëlle a pété une pelle, raconte Christine Bové. On a quand même fini la course mais à trois, et sans la rameuse la plus forte du bateau, on s’est fait rattraper au temps. Les conditions n’étaient vraiment pas faciles, avec un vent légèrement de travers. » Sa longue expérience a appris à la Meulanaise que « le 11 novembre, on a de toutes façons le choix entre le vent et le brouillard. Réjouissons-nous de ne pas avoir eu de pluie ». Le président de l’AMMH Fabien Etienne n’était pas ravi : « Cette pelle ultralégère en carbone vaut 250 euros… »
Les Meulanais préfèrent naviguer par temps calme, « étant peu habitués à nous exprimer dans la vague ». Quatre équipages se sont néanmoins imposés (quatre yolette minimes hommes, quatre de couple cadettes, quatre avec barreur juniors hommes et quatre avec barreur vétérans).
Devant les bons résultats de ses jeunes, et en particulier devant la victoire de son pair oar cadets (Benoît Maurin, William Martins), l’ASM s’est félicitée d’avoir effectué un bon recrutement à la rentrée. « Nos actions ont porté, nous avons des rameurs dans toutes les catégories, des minimes aux juniors », observe André Pécaric.
Inquiétudes pour les répétitions
L’entraîneur mantais, qui aimerait emmener ce groupe le plus loin possible, exprime quand même une inquiétude : « Nous savons déjà qu’en avril, alors que notre hangar sera en travaux, le club va déménager à la base du canoë-kayak. Et le stade nautique sera ensuite beaucoup mobilisé par des compétitions. J’espère que nous pourrons continuer à nous entraîner normalement. »




