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Montainville. A l'auberge du bon vieux temps.
Près du vieux zinc, on croirait encore chanter Bourvil qui a vécu à Montainville.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  20 novembre 2008
Page 31 

L'auberge de Montainville, une nouvelle adresse de restaurant à découvrir.

Près du vieux zinc, on croirait encore chanter Bourvil qui a vécu à Montainville.
L’adresse a été réputée, par le passé, et ne demande qu’à le redevenir.

Bourvil qui possédait à Montainville, une maison de campagne (il est enterré avec sa femme dans le cimetière du village), venait fréquemment s’accouder au comptoir de zinc qui est bien celui d’origine !
Menu traditionnel
Ce petit village de 550 habitants du canton d’Aubergenville possède désormais un lieu convivial de grande qualité. Du mardi au dimanche midi (fermée dimanche soir et lundi), l’auberge de Montainville propose une cuisine traditionnelle avec un menu à partir de 15 euros. Quand il fait beau, en été ou au printemps, il est même possible de déjeuner sur terrasse située au calme. Si vous voulez prolonger votre séjour à Montainville, l’auberge peut vous louer l’une de ses chambres. À noter, l’auberge fait aussi dépôt de pain.
En moyenne, le patron sert 40 couverts le midi, « il s’agit d’une clientèle d’habitués, des salariés de la région », raconte Alain Guillet, tout en continuant à faire griller ses toasts, un œil sur les marmites fumantes. Ses produits frais viennent exclusivement de la plaine de Versailles. « La cueillette » de Jumeauville a aussi les faveurs du chef qui fut employé de la maison Lenôtre. En somme, l’Auberge de Montainville, c’est un peu comme à la maison avec la chaleur et le typique des vieux « rades » franchouillards en plus. Ambiance nostalgique garantie. En fermant les yeux, on revoit Bourvil sauter comme un cabri entre les tables et chanter son indispensable « Aààà dada, àààà dada, et fouette, fouette, fouette, fouette, laaa…  » Nostalgie, quand tu nous tiens !
Cet établissement a fait l’objet de grands travaux en 2007 et 2008, la salle de restaurant a été agrandie. Les peintures, les rideaux et le mobilier, ont été mis aux goûts du jour. Avant qu’Alain Guillet s’installe aux fourneaux, deux couples s’étaient intéressés à l’auberge et avaient repris l’activité de restauration. Las ! Fin 2007, les derniers gérants ont décidé de se retirer. La commune a profité de cette transition pour mettre les cuisines aux normes. Les travaux auront coûté près de 300 000 euros, ce qui, pour un petit village, n’est pas anodin. Mais, sans aucun doute, cela valait coup de lui rendre un peu de son âme.
La commune avait fait l’acquisition de ce bar restaurant il y a une douzaine d’années. Un contrat rural signé avec la région Ile-de-France et le conseil général des Yvelines, lui avait permis de faire subventionner les travaux de rénovation de la bâtisse à hauteur de 80 %.
Frédéric Antoine


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