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Les membres de l'association Cliniclown. |
L’association cliniclown propose régulièrement des stages de clown à l’hôpital ou comment se transformer en “être merveilleux” en se découvrant soi-même…
L’association, qui existe depuis le 1er janvier 2007 à Fontenay-Saint-Père, a organisé un stage de clown ouvert à tous dans une yourte. Une initiation dispensée par François Willemart-Baueur, directeur artistique, comédien, président, clown professionnel et psychanalyste, rien que cela. Le concept de « La première école de rire au monde » regroupe des techniques de composition et de création du rire et apporte bien-être et joie de vivre.
L’association intervient particulièrement dans le domaine de la santé, à l’hôpital de Mantes, une à deux fois par semaine en pédiatrie, mais aussi dans les maisons de retraite et instituts médico-éducatifs.
Huit personnes d’horizons et d’âges (22 à 62 ans) différents ont participé à cette formation intensive de 100 heures certifiées en toute simplicité dans une ambiance à la fois douce, insouciante et turbulente.
Le clown est pour François « un rêve d’enfant qu’on s’accapare par curiosité, pour expérimenter et s’en imprégner comme développement personnel. Là on peut rater, se tromper… et c’est même mieux d’ailleurs. C’est tout un cheminement artistique pour prendre conscience de son corps, du ressenti et jouer avec. Moins se juger et s’autocensurer, amplifier ses états, pour retrouver son âme d’enfant avec le plaisir de jouer ».
Dans la yourte, on entend des bruits étranges : des cris, des pas, des gens qui s’extasient. Et puis, petit à petit, on entend naître des rires et des éclats de rire.
A pousser la porte, on découvre aussi en François Willemart-Baueur un maître de cérémonie qui invite ses huit élèves a présenter leur personnage. « On est tous clowns, on naît tous clowns, sourit le président. Mais pour révéler ce personnage merveilleux qui est en nous, il faut travailler sur soi-même, sur ses sentiments, et sur ses défauts, pour les amplifier et apprendre à jouer avec ».
Du clown au piano
L’originalité de ce stage, c’est d’ailleurs qu’il apporte cette expérience de la scène, juste une envie de découvrir, d’oser, de rire et de s’amuser. Comme Murielle, 48 ans, professeur à l’Ecole Nationale de Musique de Saint-Brieuc : « Je suis psychopédagogue et je souhaitais parfaire ma spécialité, pianiste concertiste, je pense pouvoir maintenant intégrer le comique dans mes concerts ».
Elle ne regrette apparemment pas, et pense que ça peut apporter beaucoup à son activité. Il y a aussi de simple particulier comme Elvira, 62 ans qui arrive de Monaco et est d’origine allemande, elle est là pour devenir cliniclown.
Corinne Gomond




