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Service minimun "inacceptable"
Le Courrier de Mantes
Publié le:  20 novembre 2008
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C’est en tout cas ce qu’a bien voulu signifier - réaffirmer ? - la mairie communiste dirigée par Jacques Saint-Amaux lors de la réunion du dernier conseil municipal jeudi 13 novembre dernier.

Par deux décisions, les élus de la majorité ont tenu à rappeler qu’ils ne seraient pas les simples exécutants de la politique gouvernementale, issue du courant de droite.

Lettre aux parents
Jacques Saint-Amaux a ouvert le conseil par un préambule expliquant que, par rapport à la grève des enseignants prévue pour le jeudi 20 novembre, lui et ses collaborateurs prenaient la décision de ne pas remplacer le personnel gréviste.
« Une lettre a été envoyée aux parents pour leur expliquer notre choix, a commenté le premier magistrat de la ville. Nous leur disons que nous comprenons la gêne et les difficultés que cela leur occasionnera mais le principe de service minimum qu’on tente de nous imposer est inacceptable ».
Ce qui est reproché en gros aux lois gouvernementales relatives au service minimum est qu’elles sont un appauvrissement déguisé du service public et, plus sournois, un danger potentiel pour les enfants. Les normes très strictes régissant les gardes d’enfant après les cours imposent en effet des surveillants diplômés et qualifiés.
Mais la loi voulue par le président Nicolas Sarkozy prévoit cependant des assouplissement. Ainsi toute personne suffisamment qualifiée et non coupable de crimes sexuels et de violences peut officier en accueil périscolaire. « Pourquoi pas des surveillants de prison pour nos enfants ?  » a ironisé le maire.
Fabrice Taurisson, de l’opposition, s’est enquit de la gêne des parents, dont certains en état de précarité, que leur position pourrait affecter.
Ce à quoi Dominique Bouré, la première adjointe, a rétorqué : « C’est bien là le but (du gouvernement) : jouer sur la corde hypersensible des gens pour se décharger du problème de l'accueil périscolaire ».
Dans le même style, et lors de la présentation du rapport d’activité du syndicat mixte du Mantois (SMM), Catherine Couturier a plaidé pour que le quota d’attribution de logement sociaux revenant à la sous-préfecture sur le parc couvert par le SMM - environ 30 % - soit toujours laissé à Limay par dérogation.
Cette dérogation avait été demandée par le conseiller général Jacques Saint-Amaux. « Les personnes précaires hors commune n’ont pas d’attache ici », a-t-il commenté, et ils peuvent prendre la place de gens qui, eux, auront grandi ici mais ne pourront bénéficier d’un logement dans “leur” ville et se retrouveront « comme sur Mantes-la-Jolie lorsque certains bâtiments ont été détruits, à devoir aller vivre ailleurs » , alimentant paradoxalement le cycle infernal.


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