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Quelques anciens combattants ont levé les drapeaux en souvenir du Général De Gaulle. |
Officiels, anciens combattants et civils se sont pressés dimanche dernier, à la collégiale de Mantes, où une messe était célébrée pour la commémoration du 38e anniversaire de la disparition du Général De Gaulle.
Une ambiance solennelle, le prêtre Philippe Delaby, a ouvert cette liturgie sur le nécessaire « devoir d’enseigner l’épopée de la France Libre » pour laquelle « soldats et militaires ont donné leur vie en s’engageant et en montrant leurs convictions ». C’est aussi ce même devoir impérieux de mémoire qu’a évoqué André Vanderbruggen, président de l’Union Nationale des Combattants, section du mantois, qui voit dans cette commémoration la possibilité de « mieux faire connaître l'action du Général De Gaulle et de ce qu’a été la France Libre, à l'extérieur du pays occupé, par le combat des Français Libres, mais aussi des résistants de l'intérieur ». Aux yeux de tous, le Général De Gaulle restera « l’homme du 18 juin », le visionnaire par lequel la France a pu recouvrer indépendance et honneur, « dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance » selon ses propres termes.
« De Gaulle, ce fut un homme comme il y en a peu et probablement comme il n’y en aura plus », précisé avec émotion et respect, Léon Hamon, ancien combattant et chevalier de la Légion d’Honneur qui rejoignit le quartier général de Carlton Gardens à Londres, le foyer et l’âme de la France Libre, dès l’appel du 18 juin, pour des missions de renseignements. Parmi ses souvenirs les plus forts et les plus importants, celui de son parachutage dans la Creuse, le 26 avril 1942, jour de ses 20 ans, afin d’intégrer le réseau de renseignement Berryl II, restera le plus marquant. A la sortie de la cérémonie, Michel Vialay a rappelé le « grand homme que fut De Gaulle, pour la nation et à la fois pour les actions qui ont permis que la nation soit libre », et Pierre Bédier de conclure fort à propos, lorsqu’il est évoqué la nécessité et le sens de cette commémoration que l’on « s’aperçoit aujourd’hui que l’hyperpuissance et l’unilatéralisme débouchent sur des problèmes catastrophiques, plus que jamais le message du Général sur les nations et le message universel porté par la France font sens et sont d’actualité ».
De Gaulle prétendait que « l’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances ». De la création de la Sécurité Sociale au droit de vote des femmes, du nouveau franc à la réconciliation franco-allemande, l’héritage politique de l’architecte de la Ve République, le « plus illustre des Français » pour René Coty, est à cet égard considérable. Quand bien même il fleurit souvent autant de définitions du gaullisme que de gaullistes au gré des convenances et selon les périodes, ce qui est confirmé aujourd’hui, à l’issue de cette commémoration, c’est bien que le gaullisme, plus qu’un traditionnel hommage annuel, se vit au quotidien, passionnément.
E.J.




