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Mantes-la-Ville. Le foyer de retraités doit être fermé
L’établissement construit dans les années 60 ne répond pas aux normes de sécurité. Une trentaine de résidants doivent maintenant être relogés.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  20 novembre 2008
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La remise aux normes du foyer des Erables, construit il y a quarante ans, aurait nécessité près d'un million d'euros.

C’est donc bel et bien terminé pour le foyer des Erables. Le bâtiment de la rue de Lille, à Mantes-la-Ville, ne répond plus aux normes de sécurité comme l’ont montré plusieurs visites techniques ces dernières années.

En mai dernier, Le Courrier de Mantes s’interrogeait sur la possibilité pour le centre communal d’action sociale (CCAS) de poursuivre l’exploitation de la résidence de cinquante logements dont la remise en état aurait nécessité près d’un million d’euros.
L’épée de Damoclès était suspendue au-dessus du foyer depuis l’avis défavorable de la commission de sécurité, en juillet 2003. Sans travaux majeurs - ils incombaient à la ville alors que le bâtiment appartient au bailleur HLM Opievoy ( !) d’après la convention qui les lie depuis 1967 - le nouvel avis de la même commission survenu en juin dernier ne pouvait aller que dans le même sens. « Elle a donné un avis défavorable », avait indiqué l’adjointe aux affaires sociales, Bénédicte Bauret (GC), lors du conseil municipal de juin.
80 000 euros pour le gardiennage
La ville a tenté de nouvelles négociations avec l’Opiveoy, mais, selon nos informations, une lettre négative du bailleur est arrivée en mairie en début de semaine dernière. Les élus ont dû se rendre à l’évidence et n’ont désormais plus d’autre choix que de vider la résidence.
Le maire, Monique Brochot (PS), l’a officiellement annoncé aux résidants réunis dans la salle de restauration de l’établissement, lundi après-midi. La ville espère les reloger progressivement dans les prochaines semaines dans les communes voisines : Magnanville, Mantes-la-Jolie ou Epône.
Le foyer des Erables, dont la capacité d’accueil était de soixante-douze places, n’est aujourd’hui occupé que par trente-deux résidants, dont la doyenne a 97 ans. Pour plusieurs d’entre eux, qui sont hébergés là depuis plus de vingt-cinq ans, la nouvelle est difficile. La mairie prévoit de recevoir les familles des retraités une à une pour trouver une solution.
Parmi les nombreuses défaillances relevées par les experts de l’agence de Versailles sur le bâtiment, les plus importantes remarques de la commission de sécurité concernent les cloisons, la réalisation d’un système de désenfumage, des adaptations des sorties des escaliers et du sous-sol mais aussi de l’éclairage de sécurité et de l’ascenseur.
Un service de gardiennage privé la nuit a permis de maintenir le foyer ouvert mais il coûte approximativement 80 000 euros par an au CCAS, d’après une étude réalisée sur sa gestion en 2006. Le même document suggérait une réflexion sur l’avenir du bâtiment qui pourrait être transformé en logement étudiant ou pour les jeunes travailleurs.
Frédéric Le Bozec


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