Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS
Vétheuil. Du Soleil Levant au zénith...
Le Courrier de Mantes
Publié le:  15 novembre 2008
Page 23 

Shoichi Hasegawa devant l'une de ses oeuvres.

C’est dans le cadre du 150e anniversaire des relations de paix, d’amitié et de commerce franco-japonaises que la mairie de la ville a proposé une importante exposition consacrée à Shoichi Hasegawa.

Artiste accompli, connu et reconnu, il naît en 1929 à Yaizu, au Japon, et c’est en 1957 qu’il donne sa première exposition personnelle dans une galerie de Tokyo, alors qu’il est employé des Postes. « Touché au cœur et envoûté  » par les Impressionnistes, il choisit de vivre en France dès 1961 afin de s’ouvrir à d’autres perspectives artistiques. Il fréquente alors l’un des plus importants lieux de création du XXe siècle , l’Atelier 17, fondé en 1927 à Paris par Stanley William Hayter, personnage clé du surréalisme. Dans cet atelier ont travaillé Chagall, Ernst, ou encore Miro. L’empreinte que laisseront ces peintres sur Shoichi Hasegawa ne sera pas négligeable et procédera d’une restitution créatrice forte dans l’œuvre peinte, gravée et dessinée de l’artiste. Il faudra attendre 1975 pour qu’à la faveur d’un voyage dans la région, Shoichi Hasegawa, décide de s’établir à Vétheuil, comme nombre de ses compatriotes l’avaient déjà fait, tels Foujita ou Takanori Ogisu. En quittant le Japon, parce qu’au « pied du phare, on ne voit pas la lumière » Shoichi Hasegawa nous livre au fil de la découverte de ses œuvres, un témoignage pictural interculturel façonné de traditions millénaires, modernes et contemporaines dont l’artiste s’est, à sa manière, réapproprié les codes. Si la peinture de Shoichi Hasegawa peut apparaître comme abstraite, elle est à la mesure de son émotion pour les Impressionnistes, baignée de cette si caractéristique lumière frôlant sensuellement les courbes de la Seine par un doux matin de printemps, étreignant la blancheur des falaises de la Roche-Guyon. Shoichi Hasegawa œuvre avec son âme et nous en révèle toute l’incandescence. Son art protéiforme est une invitation à l’évasion onirique dont le trait toujours délicat, nous mène aux confins de lieux intemporels.
E. J


RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster