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Nouvelle station, nouveaux tarifs
Le marché de la future station d'épuration a été signé mercredi dernier en mairie. La fin des travaux du nouvel équipement sont prévus fin 2010. Présentation.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  15 novembre 2008
Page 21 

Le président du Smard Djamel Nedjar (à droite) veut lisser au mieux la hausse de la facture d'eau.

La signature du marché relatif à la future station d’épuration a été signée mercredi dernier en mairie. Les avantages et inconvénients de ce nouvel outil seront répercutés d’ici l’achèvement des travaux prévu fin 2010.

La station d’épuration, qui sera construite en lieu et place de l’actuelle, devrait s’avérer très performante et répondra aux normes Haute Qualité Environnementale (HQE). « Elle sera un ouvrage de référence et novateur », a déclaré Djamel Nedjar, le président du syndicat mixte d’assainissement de la rive droite (Smard).
18,4 M €
C’est de par la collaboration entre ce comité, qui regroupe les communes de Limay, Guitrancourt et Fontenay-Saint-Père, et les entreprises réunies au sein du groupement OTV que le projet a pu voir le jour. Dans les cartons depuis environ 15 ans, il a été finalement boosté par « une loi européenne qui nous oblige à refaire notre station », a expliqué le maire limayen Jacques Saint-Amaux.
L’investissement pour cette nouvelle station d'épuration est d’importance puisqu’il s’élève à 18,4 millions € plus 4,2 M € de coût de fonctionnement pour cinq ans. « Jamais dans l’histoire de la ville nous n’en avions connu de tel », a poursuivi Djamel Nedjar. Financée à environ 80 % par l’Etat, le Conseil général et le Conseil régional, la station va toutefois revenir cher au contribuable puisqu’une hausse des tarifs sera inévitable.
Pour justifier de l'augmentation de la redevance de l'eau, Djamel Nedjar insiste sur les avantages écologiques et aussi économiques indéniables qui seront apportés par l’usine de retraitement des eaux. « Il faut savoir que l’on passe d’une 2 CV à une Rolls Royce, a-t-il comparé. Grâce aux technologies qui vont être utilisées, nous allons pouvoir revendre aux entreprises environnantes l’eau que nous aurons purifiée ».
Ainsi, 300 000 m3 seront cédés pour une recette annuelle espérée comprise entre 200 000 et 250 000  €, un gain qui allégera d'autant le prix de l'eau pour le client.
Quelle hausse ?
« Nous avons préféré redistribuer l’eau retraitée aux sociétés plutôt qu’aux particuliers pour des raisons de coût »,
a précisé Djamel Nedjar, la création de réseaux d'acheminement auprès des habitants aurait en effet eu un nouvel impact sur la note. Pour l'heure, c'est d'ailleurs la seule chose dont on a la certitude : le prix de l'eau va augmenter, mais on ne sait pas encore dans quelle proportion.« Nous ne pouvons pour l’instant pas encore la quantifier, a terminé le président du Smard, mais nous ferons tout pour lisser celle-ci dans le temps afin que les factures des usagers demeurent raisonnables ».
R.B.
Principaux axes du projet
Capacité de traitement : 60 000 habitants.
Volume : 14 000 m3/jour.
Pollution à traiter : 8 000 kg/jour.
Options techniques et environnementales retenues :
Filtration par la technique de biosep (bio réacteur à membranes immergées).
Traitement architectural et paysager, limitation des nuisances sonores et olfactives.
Respect des normes actuelles de rejet.
Evolutions possibles vers une réglementation plus stricte.


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