« Tous élus au premier tour ! » : cela aurait pu être le slogan de la soirée de dimanche. En effet, le scrutin a très largement conforté les élus sortants, quelle que soit leur tendance.
Seule Mantes-la-Ville nourrira le suspens du second tour.
À Mantes-la-Jolie, Michel Vialay, qui était un sortant un peu particulier puisqu’il avait été choisi par ses pairs en cours de mandat, a parfaitement réussi son premier examen de passage devant les électeurs. On le voyait gagnant, mais pas forcément au premier tour. Deux autres surprises ont marqué ce dimanche électoral. Primo, la victoire écrasante de François Garay aux Mureaux qui avec 58 % inflige une déculottée sans précédent à la droite. Le parachute du Mantais François Gerber soutenu par l’UMP s’est mis en torche. Il ne recueille que 15 % des suffrages.
Deuzio : le score de Jacques Saint-Amaux. On le voyait lui aussi facilement reconduit. Mais de là à imaginer le plébiscite qu’il obtenu avec 71,75 % des voix, il y avait un pas.
Le résultat du maire communiste de Limay illustre parfaitement deux tendances qui se dégagent de ces municipales : d’une part, la dépolitisation de ce scrutin, d’autre part la prime au sortant.
71,75 %, cela n’a bien sûr aucun rapport avec le poids du Parti communiste. C’est donc sur son nom et pas sur son étiquette politique que Jacques Saint-Amaux a réuni autant d’électeurs. On notera, d’ailleurs, que jamais autant de listes se sont déclarées sans étiquette.
Les électeurs ont avant tout considéré les compétences de gestionnaire de leur maire. Partout où ils ont estimé que la gestion était satisfaisante, ils les ont reconduits. La prime au sortant a fonctionné plus que jamais. Dernier constant : le très faible taux de participation. Nettement inférieur à la moyenne nationale, il est en baisse de 4 à 8 points dans les grandes villes où il franchit difficilement la barre des 55 %. C’est inquiétant.