Ces élections revêtaient un caractère particulier dans la commune. Gérard Raspaud, maire sortant avait en effet remplacé en 2004 Pierre Amouroux, élu lors des municipales de 2001. Ce premier tour devait donc donner le ton et signifier à Gérard Raspaud sa popularité dans les urnes.
À l’issue du dépouillement dimanche soir, les discussions allaient bon train. Devant la salle Jean Monnet, Gérard Raspaud tentait déjà de “draguer” les voix des électeurs de Jean Leduc, tandis que Dominique Francesconi annonçait clairement la couleur. La raison ? Le résultat du scrutin. Avec quatre listes engagées, c’est Gérard Raspaud qui est arrivé en tête avec 35,83 %. La surprise est venue de Pascal Lazerand, qualifié d’office pour le deuxième tour avec 31,87 % des voix. Force est de constater que la multiplicité des listes a créé un report étrange des voix, puisque Dominique Francesconi, crédité en 2001 de 34,92 % des suffrages, perd près de 14 points sur ce premier tour, avec à l’époque un résultat de 20,32 %. Enfin, l’adjoint au maire sortant Jean Leduc semble être le grand perdant de cette élection puisqu’il n’obtient que 11,97 % des voix. « J’ai décidé de ne pas me maintenir au deuxième tour », confiait-il lundi après-midi. En revanche, ses 311 voix pourraient servir les intérêts d’un des candidats, si toutefois une entente est trouvée. Jean Leduc pourrait donc finalement jouer les premiers rôles et arbitrer le deuxième tour. De son côté, Pascal Lazerand, véritable challenger pour Gérard Raspaud se positionne favorablement et ne semble compter que sur son projet pour franchir le deuxième tour. Dominique Francesconi qui a perdu 14 points entre les deux élections, a regretté « qu’il n’y ait pas de véritable volonté de changement dans la commune » et d’ajouter qu’il ne fera « pas d’alliance dans l’optique de la future opposition ». Avec une participation de 61,12 %, le potentiel de voix reste important. C’est sans doute la raison pour laquelle les candidats de cette triangulaire appellent à la mobilisation pour dimanche prochain.