C’est en attaque que les progrès sont les plus notables. Trois filles se détachent, Béatrice Gomis, Dieynaba Gaye et Oumou Camara, qui tiennent pratiquement le match à elles seules. Pendant vingt minutes, les Mantaises font jeu égal avec les Alsaciennes, qu’elles contraignent à modifier leur défense.
Les Mantaises sont très offensives, donc, mais l’ennui est qu’après chaque but marqué, elles s’en prennent un en contre dans les dix secondes. La faute à une défense quasi inexistante, à un repli qui ne se fait pratiquement pas. Et les « demoiselles » ne parviennent jamais, elles, à marquer en contre-attaque : trop de balles perdues, trop de mauvaises passes.
« Je ne comprends pas ces dix buts d’écart à la mi-temps avec ce qu’on produisait en attaque. Pour une fois que l’on marque onze buts en une mi-temps. Si seulement on avait défendu un minimum… », regrette l’entraîneur Paul Audoin.
La qualité de la rencontre se dégrade en deuxième mi-temps, des deux côtés. Mais demeure, de la part des infatigables Gomis, Gaye et Camara, une réjouissante énergie, une envie d’en découdre annonciatrice de jours meilleurs pour l’ASM.
Les Mantaises se déplacent samedi à Courcelles (Moselle), avant d’aborder une trêve de trois semaines.