Samuel Coco-Viloin n’a pas fait un bon temps en série (7 s 85), mais ce chrono a été suffisant pour entrer en demi. Dans cette série, de loin la plus difficile, se trouvaient le champion olympique 2004, le Chinois Liu Xiang, le meilleur performeur mondial de l’année, le Cubain Dayron Robles, et le champion d’Europe 2006, le Letton Stanislas Olijars. A la faveur d’une bévue du favori Robles, qui a cru à un faux départ et s’est mis à ralentir, avant de repartir mais trop tard, l’athlète de l’OYA, un brin chanceux, a pris la troisième place après avoir été départagé au millième avec le Jamaïcain Decosma Wright.
Le frère de l’athlète, Silvio Coco-Viloin, lui-même spécialiste des haies à l’OYA, considère que dans cette série, « Samuel est mal parti. Ensuite, il tape quatre haies, dont une très fort ». Par contre, son temps de réaction, inférieur à 150 millièmes de seconde, est très bon. Silvio observe que lors des grands championnats, son frère est rarement à son meilleur niveau dans la première course, « il a du mal à rentrer dedans ».
Au départ de sa demi-finale, Samuel Coco-Viloin constate que le haut-parleur de son starting-block est débranché, les ordres du starter ne lui parviennent qu’avec retard. Il hésite à le signaler, ne le fait finalement pas. Son temps de réaction est, du coup, médiocre (243 millièmes), ce qui le force, d’après Silvio, « à prendre des risques. Il s’arrache mais fait tomber quatre haies au moins ». Et son temps est moins bon encore (7 s 93).
Le Limayen peut avoir des regrets : « Le problème de starting-block l’a pénalisé. Il fallait réussir 7 s 64 pour entrer en finale, Samuel avait le niveau », dit Silvio Coco-Viloin, persuadé que son frère donnera toute sa mesure cet été sur 110 m.