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Maria Borgès et Céline Bovin, les patronnes de La Marmite. |
Les routiers sont sympas… Si cette expression s’applique aux chauffeurs de poids lourds, elle pourrait tout aussi bien qualifier les restaurants placés le long des routes et destinés à ces chauffeurs. À Limay, un routier fait les beaux jours des conducteurs qui parcourent les routes de France et de Navarre. C’est la Marmite. Un restaurant qui existe depuis plus de trente ans et dont la réputation n’est plus à faire.
Des centaines de couverts
Au coup de feu du déjeuner, on compte les couverts par centaine. Dans la salle, tout le monde est détendu. Les clients se servent les hors-d’œuvre au buffet, plaisantent avec la serveuse ou le barman. Pas de doute, la plupart fréquente le lieu régulièrement.
Depuis deux ans, c’est la famille de Céline Bovin qui a repris l’affaire. « Ma mère a tenu plusieurs restaurants. Elle voulait arrêter, mais elle nous a proposé de prendre un restaurant à plusieurs. J’étais secrétaire dans une pharmacie, et l’idée de travailler en famille a rapidement fait son chemin », confie la jeune femme. « J’ai pas mal souffert de l’absence de mes parents lorsque j’étais petite, et je ne voulais pas reproduire cela avec ma fille. Après m’être assurée que les restaurants routiers étaient fermés le week-end, j’ai accepté la proposition, et c’est ainsi qu’avec ma sœur, mon beau-père et mon beau-frère nous nous sommes lancés. » Le choix se porte vite sur La Marmite.
Un restau familial
Deux ans après, l’affaire tourne à plein, et même si le travail demande de l’énergie, tout le monde est ravi. Avec une amplitude d’ouverture de cinq heures à minuit, les routiers s’arrêtent régulièrement, mais ils ne sont pas les seuls. « Nous sommes placés près de la zone industrielle et les employés des entreprises viennent régulièrement déjeuner », explique Céline entre deux services. Dans les assiettes, que du frais. Bavette, andouillettes, choux de Bruxelles ou pâtes, la cuisine reste simple, et personne n’y trouve à redire. Les assiettes reviennent plus souvent vides que pleine !
Avec un record de 200 couverts, ils sont dix employés, d’une moyenne d’âge relativement jeune, à recevoir les clients. « Ceux du midi sont plutôt des habitués des environs. Les routiers, nous les recevons plutôt le soir. Il arrive également qu’ils fassent une halte dans l’après-midi où nous pouvons leur proposer des sandwiches », explique Céline. Mais au-delà de la bonne cuisine, c’est l’accueil « à la bonne franquette » qui est apprécié. « Il n’est pas rare que les chauffeurs nous confient qu’ils sont partis deux heures plus tôt le matin pour pouvoir prendre le temps de s’arrêter chez nous », poursuit la jeune femme. « Et le soir, il faut parfois les mettre dehors si l’on veut rentrer se coucher », plaisante-t-elle.
Si l’équipe s’entend bien et ne rechigne pas au travail, enchaînant parfois de cinq heures à minuit, les routiers apprécient l’endroit. Assurément, on se sent bien à La Marmite !




