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Retour en prison pour le père de famille violent
Un père de famille de 56 ans très colérique, libéré d’une maison d’arrêt huit jours plus tôt, a été interpellé non sans mal, le 31 décembre et condamné à deux ans et huit mois ferme.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  09 janvier 2008
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Il sortait de prison pour une affaire comparable. Selon un policier sur place à l’heure de l’interpellation, « celle-là est plus violente encore. »

La soirée de la Saint-Sylvestre a donc été particulièrement agitée pour cette famille mantevilloise, établie dans un pavillon d’un quartier sud de la ville.

Ce 31 décembre, les policiers de Mantes sont appelés en milieu de soirée par son épouse, âgée d’une petite cinquantaine d’années. Son mari, dont elle connaît le tempérament très colérique, la menace de mort ainsi que leurs deux enfants de 16 et 18 ans, indique-t-elle aux policiers. Les tests d’alcoolémie réalisés plus tard seront négatifs.

Une patrouille se rend au domicile de la famille, éloigne ses proches et tente de calmer le Mantevillois, furieux de l’arrivée des fonctionnaires. Il vient de se réfugier dans un cabanon de jardin et toujours sous le coup de la colère, poursuit ses menaces de mort, à l’encontre des policiers cette fois. Il joint d’ailleurs le geste à la parole et, sorti de son abri de jardin, il assène un coup de hachoir sur le torse de l’un d’eux, heureusement protégé par son uniforme et un gilet pare-balles.

Flashball, lacrymogène, Taser

Le forcené referme la porte du cabanon, plaque un réfrigérateur devant la porte pour en empêcher l’ouverture et se saisit un tuteur de 1,30 m au bout pointu qu’il brandit vers les fonctionnaires à travers les interstices de l’abri de jardin. Un policier en reçoit d’ailleurs un coup sur la tête au passage, ce qui lui occasionne une coupure superficielle mais de belles traces de saignement au niveau du visage.

Malgré l’usage du flashball et de gaz lacrymogènes, les trois policiers ne parviennent pas à faire sortir le père surexcité de son refuge de fortune. Les effectifs de la brigade anticriminalité sont appelés en renfort. Une dizaine de fonctionnaires se trouvent alors sur place et une seconde phase de négociation est entamée. En vain. L’usage du pistolet Taser met un terme à la surexcitation de l’individu. Il est 23 h 25. Temporairement paralysé par les effets de l’arme électrique, le père de famille est interpellé et conduit au commissariat où il reconnaît les faits pendant son audition.

Persuadé que ses proches complotent contre lui, « il entend régler à sa façon les affaires familiales », indique-t-on de source policière.

Il a été présenté au parquet de Versailles où, là encore, selon un fonctionnaire, il a de nouveau proféré des menaces et injurié les magistrats. Il a été condamné à deux ans et huit mois de prison ferme.


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