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Jean-Raymond Bréelle a pu compter sur les capacités de résistance de ses deux juments. |
L’autre mercredi Jean-Raymond Bréelle, agriculteur-éleveur participait aux épreuves du quinzième Grand prix de Paris du cheval de trait, au Salon du cheval. Quatre disciplines sur deux jours étaient au programme : dressage, maniabilité, traction et épreuve montée.
« Ce sont trois mois de préparation régulière, à raison de quatre séances par semaine, explique-t-il. Mes deux juments, des Cob Normand, doivent rester dans la confiance du meneur et réciproquement. Malgré l’expérience, on reste toujours un peu stressé. Elles sont les premières à le détecter, à ma voix, au comportement de mes mains, mais j’ai confiance en elles. Elles sont remarquables. C’est une épreuve stratégique, il y a trois passages à réaliser avec quatre, huit et vingt personnes dans le traîneau. Il s’agit de porter suffisamment de personnes sans bloquer la traction. »
Pour l’entraînement, Jean-Raymond Bréelle a réalisé un traîneau de 300 kg contenant une citerne de 1 000 litres, afin de simuler les conditions extrêmes de traction.
Ce passionné a eu son premier cheval en 1981. Puis, durant onze années, il a concouru au CSO, sauts d’obstacles. La sellerie atteste des nombreux trophées remportés par le champion.
« Je me suis converti dans l’attelage, ce n’est pas moins brutal et c’est tout aussi passionnant, j’ai chaviré une fois et j’y ai laissé une épaule. »
Après deux expériences en tant que groom, au salon du cheval, Jean-Raymond Bréelle espérait cette année que ses juments lui offriraient un très beau souvenir. Il en fut ainsi puisque Jean-Raymond Bréelle termine premier des Yvelines, premier en épreuve montée, et sixième au classement général.
« Je suis très heureux et récompensé de tout mon travail », sourit-il.




