|
Les habitants ont besoin de ce classement pour pouvoir contacter leur assurance. |
Les sinistrés peuvent désormais contacter leur assurance et entamer les procédures de remboursements liés au sinistre survenu il y a un peu plus d’un mois.
« Cela a tout de même été long », selon Jean Leroy, maire de Rosay. La demande a donc été acceptée mais elle ne sera complètement officielle que lorsqu’elle apparaîtra au Journal Officiel à la mi-novembre. Les habitants mais aussi les communes aussi attendaient cette réponse avec impatience. « On ne peut pas commencer les travaux avant la parution officielle, continue le premier édile de Rosay. Et les travaux coûtent très chers, nous n’avons pas cet argent. Le classement en catastrophe naturelle est donc indispensable. »
Huit communes
sur onze
Cela risque de prendre encore du temps : « Même si on nous promet d’accélérer la procédure, les devis, les appels d’offres tout cela est extrêmement long. Toutes les routes sont à refaire. On a été obligé d’interdire l’accès à la route de Boinvilliers pourtant très fréquentée. »
Même discours du côté de Philippe Gilles, maire de Vert. « Il y a environ 150 000 euros de dégâts rien que sur les routes. Toute la voirie de la commune est à refaire », estime-t-il. La commune de Guerville a été moins touchée. Michel Boulland estime à 30 000 euros les travaux nécessaires de voirie et la réparation des certaines toitures notamment celle de la salle des fêtes de Senneville. La commune était en train de faire des travaux d’enfouissement du réseau au moment des inondations, il faut désormais « refaire entièrement les tranchées », raconte-t-il.
Onze communes avaient fait la demande de classement en catastrophe naturelle, neuf l’ont obtenue (Guerville, Vert, Rosay, Villette, Auffreville-Brasseuil, Breuil-Bois-Robert, Mantes-la-Ville, Flacourt, Issou). La commune de Vaux-sur-Seine passe en commission le 15 novembre. Quant à Aubergenville, la commune attend toujours sa réponse.
Serge Ancelot : « Il faut maîtriser les eaux de ruissellement »
Pour le maire d’Auffreville-Brasseuil, Serge Ancelot, l’annonce du classement en catastrophe naturelle est bien sûr une bonne nouvelle, même s’il faut encore attendre la parution au Journal Officiel pour que la reconnaissance soit effective. « Avec le conseil général, nous avions pris les devants en confiant à un cabinet un diagnostic sur les conséquences et les mesures à prendre pour maîtriser les eaux de ruissellement des plateaux de façon à ce qu’en cas d’orage, les communes situées en contrebas ne soient plus inondées, ni envahies par des torrents de boues. Cette étude sera subventionnée à 80 % par le Département. Elle concernera les quatre communes du syndicat de la vallée de la Vaucouleurs, Auffreville, Vert, Villette et Breuil-Bois-Robert auxquelles s’est joint le village de Rosay », explique-t-il.
« D’autre part, avec l’aide de la DDEA et des entreprises, nous affinons le bilan des dégâts sur le domaine public, bâtiments communaux réseaux et voiries. Nous avons les premiers devis », poursuit Serge Ancelot.
À Auffreville-Brasseuil, la journée de pluie du lundi 29 octobre, a donné quelques sueurs froides. « L’eau commençait à monter de façon inquiétante. Nous étions à la limite de nouvelles inondations. J’ai dû faire intervenir au plus vite une entreprise pour dégager la grosse canalisation qui descend de Breuil-Bois-Robert. Elle était complètement bouchée par des madriers et des rochers, conséquence de l’orage du 2 octobre », raconte le maire.




