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Le maire, Jean Le Roy, devant une collection de photos illustrant l’ampleur des dégâts. |
La petite commune de Rosay n’a pas eu de chance. Située aux abords d’une zone agricole de soixante hectares, elle-même sous le ravin de la Courcanne et ses quarante-cinq mètres de dénivelé, avec les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Mantois, « forcément, ça a pété… »
Ce sont alors des tonnes et des tonnes de boues, de blocs de pierre qui ont dévalé depuis le ravin. Au final, une vingtaine de maisons ont été touchées et trois plus particulièrement, totalement sinistrées.
« Il y avait beaucoup de décharges illégales dans les sous-bois, explique Jean Le Roy, on s’est pris beaucoup de déchets dans toute la commune. » Après le passage des experts d’assurance, l’heure est désormais, avant les réparations lourdes, à l’attente des devis.
Avec un minimum de 100 000 € de travaux, principalement pour la voirie, très abîmée, la mairie est un peu dans le rouge. « Si on n’a pas de subventions conséquentes, avec le classement en catastrophe naturelle, on aura des problèmes », confie le maire. Car l’extension de la mairie, réalisée il y a deux ans, a vidé les caisses.
« Un vrai tsunami local »
Jacques Bengold a été l’un des habitants les plus touchés par les inondations. « Je suis encore dans le nettoyage et les devis, explique-t-il. Il y a toujours trente à quarante centimètres de boues dans notre sous-sol ! » Si l’intérieur de sa maison a été épargné, cet habitant aura toutefois énormément de travaux à réaliser dans les prochains mois : ses clôtures, sa piscine ont été entièrement ravagées. Comme les autres sinistrés, ils tiennent à remercier les pompiers, gendarmes et surtout les nombreux bénévoles qui sont venus les aider, spontanément, le soir même.
Serge Mousset, deuxième adjoint, a coordonné les équipes de bénévoles. « On n’a pas pu faire grand-chose le soir même, il y avait trop d’eau, regrette-t-il. Mais on a ensuite travaillé d’arrache-pied pendant plus d’une semaine. »
« Chacun a joué son rôle, on a su se serrer les coudes, nous pouvons en être fier, conclut le maire. Pour l’instant, les services publics ont été à la hauteur. Il faut maintenant que l’État assume ses responsabilités en classant ces inondations en catastrophe naturelles. »




