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Il s’en est fallu de peu que l’incendie ne se propage aux bâtiments voisins. |
L’incendie qui a ravagé l’ancien garage Renault la semaine dernière aurait pu avoir des conséquences graves. En effet, l’établissement est situé au bord d’une route fréquentée, juste à côté d’une maison d’habitation et de plusieurs sociétés industrielles. Avant de condamner Benjamin et Cédric respectivement à trois et six mois de prison ferme, les juges ont insisté, vendredi dernier, sur ce qui aurait pu se passer. Les deux hommes ont écouté sans broncher et ils ont reconnu avoir mis le feu à des sièges de voitures stockées l’ancien garage. C’était le dimanche 19 août vers 21 h 30, alors qu’ils revenaient d’une soirée à Auteuil-le-Roi où ils avaient bu beaucoup. Très vite, les gendarmes ont porté leurs soupçons sur eux : ils avaient été soumis à un contrôle routier sur la commune de Thoiry, vingt minutes avant que l’incendie ne se déclare.
Un mobile chacun
Ils avaient tous les deux un petit différend avec le gérant du garage. Cédric aurait travaillé pour lui quelque temps et selon lui, il lui devait de l’argent. Benjamin a prétendu que le garagiste tardait à lui remettre des pièces détachées. Il n’en fallait pas plus pour que, l’alcool aidant, ils décident de mettre le feu.
Déjà incendié en septembre 2006, l’établissement était fermé au grand public mais il y avait toujours des voitures à l’intérieur, ainsi qu’une bouteille d’éthylène qui a bien failli exploser dans le sinistre.
Lors de la comparution immédiate des prévenus au tribunal de Versailles, le garagiste a réclamé des dommages et intérêts importants qui correspondent, selon lui, à la valeur des voitures et des locaux détruits. Mais faute de présenter les documents administratifs nécessaires, il devra faire valoir sa demande lors d’une nouvelle audience, au mois de septembre.
Ar. M.




