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Un groupe d'anglaises et d'Irlandaises sur les traces du Jamboree de 1947. |
La flamme de l’esprit scout brille toujours. Allumée le 27 février sur la tombe du fondateur, Lord Baden-Powell, au Kenya, à l’occasion du centenaire de la fondation du mouvement, elle a traversé le Bonnièrois pour faire une halte sur les lieux du jamboree de la paix, mardi.
Les aînés de la région s’en souviennent : plus de 40 000 scouts venus des cinq continents s’étaient retrouvés en août 1947, sur l’immense parcelle qui jouxte aujourd’hui la salle Maurice-Moitrier. Parmi les 15 000 Français, Jean-Claude. Il avait 14 ans à l’époque.
« Manière
de vivre »
« L’emplacement a bien changé, se souvient ce Parisien, visiteur régulier de Moisson. Il y avait une forêt ici, autrefois. Je m’en souviens d’autant bien que, lors du jamboree, dans la bande de copains des Eclaireurs et éclaireuses israélites de France dont je faisais partie, on se grattait sans arrêt après avoir attrapé la galle du chêne. Surtout, il y avait des scouts catholiques, des protestants, des laïques et une bonne ambiance. »
Cette soixantaine d’années de pratique a été riche en enseignement, assure Jean-Claude : « Dès que je suis parmi les scouts, je me sens bien. Une relation amicale s’instaure tout de suite, d’où qu’on vienne. Le scoutisme m’a apporté une manière de vivre et d’avoir toujours confiance en la personne que j’ai en face de moi. »
Défi
L’amitié est une autre bonne raison de faire du scoutisme, estime un groupe de septuagénaires anglaises et irlandaises, de la Trefoil guild notamment, invitées pour l’occasion. « Surtout à ce niveau », souligne Sheila,
A leurs côtés, la présidente du comité mondiale de l’Amitié internationale scoute et guide, qui est aussi à la tête de l’organisation mondiale du mouvement et de ses 28 millions de membres ( !), se rappelle aussi de ses premiers pas dans le mouvement : « J’avais un groupe de copines qui en faisaient partie. J’ai eu envie de les rejoindre. Je me souviens d’ailleurs, au cours de l’hiver 54, de l’igloo que nous avions monté en région parisienne. J’en suis ensuite partie pour m’y réengager en 1979, grâce à ma fille. Je donnais un coup de main, en cuisine, pour les Eclaireurs de France. »
Moisson n’a certes pas connu cette semaine l’affluence de 1947, l’organisation a pourtant été un travail de longue haleine pour ses représentants du Bonnièrois.
« On a été sollicité en octobre et on a commencé à travailler sur le site le 20 juillet, précise son représentant local, Rémy Hainau, en terminant un banc de bois. L’idée était de monter un camp modèle et de montrer aux jeunes qu’on pouvait relever le défi, en pleine nature, avec peu de moyens. Nous avons également été chargés de proposer des animations autour de la cuisine du trappeur, la réalisation d’un four à pain, etc. »
Une quinzaine de jeunes de 6 à 18 ans se sont aussi relayés pour porter la flamme de Tripleval à Moisson, avant le grand rassemblement.




