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Nicole Delpeuch est la présidente du SIAGI. |
La station d’épuration gérée par le Syndicat intercommunal d’assainissement Gargenville-Issou (SIAGI) va bientôt être entièrement détruite pour laisser place à une station de traitement des eaux toute neuve. La station date de 1972 et elle est trop vétuste. Mais pas d’inquiétude, elle va se construire grâce à un système de phasage. « On enlève un élément et juste après on en met un nouveau. Ainsi l’activité ne cessera pas pendant ce temps-là », précise Nicole Delpeuch.
2 400 m3 d’eau par jour
L’ancienne station est désormais trop vétuste. Actuellement, les eaux usées ne sont plus traitées à 100 % et la station n’avait pas la capacité de traiter le phosphore. « L’eau est traitée mais on voit à la sortie qu’elle n’est pas complètement parfaite, il était temps de faire des travaux », ajoute la présidente du SIAGI. Le projet a été lancé en 1995. Les travaux vont enfin débuter dès le mois de novembre et devraient durer vingt et un mois.
La commune a beaucoup investi pour l’agrandir. Notamment en achetant 8 000 m2 de terrain supplémentaire. La nouvelle station sera donc construite sur 16 000 m2. Elle devrait traiter 2 400 m3 d’eau par jour pour les 15 000 habitants des deux communes. Autre nouveauté de la station : elle sera écolo ! L’écologie, le développement durable sont des sujets cher à Nicole Delpeuch : « Je pense qu’il est très important que tous les projets de la commune soient en lien avec la protection et le respect de l’environnement », précise-t-elle.
La station a été conçue pour utiliser le moins d’énergie possible. Les cuves seront sous une serre fermée et désodorisée. La boue sera revalorisée en engrais sur place et la graisse ne sera plus incinérée mais traitée et recyclée sur place également. La nouvelle station ne devrait plus produire aucun déchet. Tout sera revalorisé, réutilisé, recyclé. Une station sans bruit et sans odeur.
« L’objectif quand on cherche à faire de l’environnemental c’est que les gens comprennent ce que c’est et pourquoi on le fait », ajoute Nicole Delpeuch. Et pour éduquer les habitants, le SIAGI a décidé de mettre le paquet. Des panneaux pédagogiques seront installés pour accueillir les visiteurs et les écoles, une salle vidéo sera installée pour expliquer aux visiteurs le fonctionnement de la station. Le SIAGI souhaite également qu’elle s’intègre parfaitement dans le paysage des berges de Seine.
Des arbres seront plantés et « une cascade d’eau sera construite pour que les habitants voient à quoi ressemble l’eau une fois traitée ». Un bien beau projet qui va coûter la bagatelle de huit millions d’euros. Quatre millions pour l’exploitation sur douze ans confiés à la société France Assainissement qui dépend du groupe Suez et quatre millions d’euros pour la construction dont 45 % financés par la Générale des eaux, 20 % par le conseil général et le reste par le SIAGI.
Les mairies devront mettre la main au porte-monnaie de « quelques millions » supplémentaires pour remettre en état les réseaux d’eau des deux communes. Des réunions publiques seront organisées dans chacune des communes à la rentrée.




