Dans les cartons de la municipalité depuis une quinzaine d’années, la restauration de l’escalier de l’église est enfin lancée. « Cette opération a été repoussée à cause du coût des travaux, beaucoup trop élevé pour nos finances, explique Dominique Herpin-Poulenat, maire du village. L’escalier s’abîmait, il était devenu dangereux. Des morceaux de marches ont même été dérobés. Il y avait donc urgence à intervenir. »
D’un coût global de 237 026 €, cette remise en état est financée dans le cadre d’un contrat de plan Région-département. « C’était inespéré car la région participe très rarement au financement de ce type d’opération. Les travaux sont subventionnés à hauteur de 95 %, le reste étant à la charge de la commune. »
L’escalier de l’église qui date du XVIe siècle, est composé de cinquante marches larges de 5 mètres. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Le chantier, qui devrait s’achever à l’automne, est supervisé par Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Bâtiments de France.
La première étape du chantier porte sur la dépose des vieilles marches qui seront enregistrées et numérotées. « On récupère celles qui sont en bon état de conservation pour les réutiliser. Après avoir refait une fondation en béton, on repose les marches anciennes en les complétant avec des marches neuves qui auront été patinées pour que l’ouvrage conserve un aspect ancien », explique l’architecte.
Et maintenant la toiture
Parallèlement, un système d’éclairage des marches va être installé, ainsi qu’un dispositif de bornes en fer forgé en haut et en bas de l’escalier. « Cela dissuadera les cyclistes ou les motards de dévaler les marches. Ça arrive régulièrement ! », poursuit le maire.
L’église de Vétheuil, classée monument historique depuis 1845, fait l’objet de soins très particuliers. Après la restauration du chœur et de l’escalier, la municipalité a programmé la remise en état de la toiture de la nef. Confié une nouvelle fois à Pierre-André Lablaude, le dossier va être inscrit à la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) en 2007.




