|
Passages de camions, vitesses excessives, trottoirs étriqués... Assis dans son fauteuil, Gilles Forray a pu mesurer l’insécurité vécue aux abords de la D983. |
Aux yeux des Vertois, il est devenu l’homme des sorties de crise. En se rendant le 16 juin vers minuit dans le centre de Vert, Gilles Forray, vice-président du conseil général délégué à la programmation routière, avait déjà obtenu la levée du barrage mis en place par l’association Agir sur la D983. En échange, il s’était engagé à envisager les différents aménagements possibles pour améliorer la sécurité aux abords de la route.
L’élargissement du trottoir…
Chose promise, chose due. Jeudi dernier, Gilles Forray est revenu tenir une réunion avec les dirigeants de l’association. Il a lui-même constaté l’insécurité vécue par les riverains - et les usagers - d’une route étroite écumée par « 7 000 à 8 000 véhicules par jour, dont un millier de poids lourds », selon Stéphane Bastien-Michel, président d’Agir.
Deux solutions étaient envisagées : l’allongement de la zone en circulation alternée ou l’élargissement des trottoirs qui bordent la route. En retenant la deuxième hypothèse, Gilles Forray a une nouvelle fois satisfait les membres de l’association : « C’était une nécessité car, à certains endroits, il n’y a que 60 cm de disponibles, explique Claire Bastien-Michel. On ne peut pas y passer avec une poussette. »
Pour y remédier, le trottoir devrait donc être élargi à 1,30 m voire 1,40 m et bordé de barrières sur la portion de route située entre le carrefour de l’église et celui de la route de Soindres. Sur 300 m, la chaussée sera donc réduite : « Mais ça ira, assure Gilles Forray, épaulé de ses services techniques. Au final, la largeur sera identique à celle de la route devant la mairie. » Le projet d’élargissement du trottoir sera déposé en septembre et les travaux devraient commencer en fin d’année.
…en attendant la voie nouvelle
De leur côté, les membres d’Agir sur la D983 savourent cette « avancée » mais ne succombent pas à l’euphorie : « C’est seulement un point de marqué. Nous parlerons de victoire lorsque la voie nouvelle, c’est-à-dire la déviation de la vallée de la Mauldre sera effective. C’est le seul moyen d’avoir des résultats durables sur notre qualité de vie. A ce moment-là, notre association n’aura plus de raison d’être et nous disparaîtrons, le devoir accompli », prédit Stéphane Bastien-Michel.
D’ici là, Gilles Forray a promis de repasser par Vert si un nouveau pique-nique sauvage était organisé : « Mais de grâce, a supplié le vice-président du conseil général. Ne le faites pas sur une route et soyez gentils de me prévenir une semaine à l’avance ! »
Gaël Nivollet




