C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups. En inaugurant la station d’épuration d’Epône-Mézières samedi matin, Claude Bonnet a aussi fêté la première année d’exploitation de cette usine gérée par le syndicat intercommunal d’assainissement, dont il est le président.
Evoquant les difficultés rencontrées pour réaliser cet équipement, il a dit que le choix du site n’avait peut-être pas été le bon car, « en effet, nous sommes ici au lieu-dit “Les emberdes” ! »
Plus sérieusement, il a rappelé tout l’historique de la réalisation de la station. Une histoire qui commence en 1961 avec la création du SIAEM et se termine en novembre dernier avec les essais de garantie confirmant le bon fonctionnement des installations.
Au total, la station représente un investissement de 5 159 235 € dont 2 046 235 € à la charge du syndicat, soit 40 % du coût de la station. Le reste du financement a été assuré par la région, le département et l’Agence de l’eau.
En conclusion, Claude Bonnet a évoqué le nouvel objectif du syndicat : la réhabilitation des réseaux. Première opération : l’étude d’un nouveau Schéma directeur d’assainissement devant permettre d’établir un programme des travaux incluant les extensions des réseaux de collecte des eaux usées et des eaux pluviales.
Réhabilitation des réseaux
Pierre Blévin, maire de Mézières et Gérard Raspaud, maire d’Epône, ont insisté sur le rôle joué par l’intercommunalité dans la réalisation de la station.
Céline Baumel, conseillère régionale représentant Jean-Paul Huchon, a expliqué la raison pour laquelle la Région avait décidé d’aider financièrement le Siaem à partir du moment où « l’objectif des élus locaux était un objectif de pollution zéro, de respect des normes et de l’environnement ».
Pour sa part, le député et président du conseil général des Yvelines Pierre Bédier a évoqué le projet d’« opération d’intérêt national », qualifiée de « chance historique qu’il faut saisir ». Elle devra « transcender tous les clivages partisans », a-t-il estimé.
Enfin, le sous-préfet Pierre Lambert a, quant à lui, dit sa satisfaction de voir « qu’un dossier qu’on lui a soumis en arrivant est livré quand il s’en va ».
J-M.G.




