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Yasmin Mellet, opposée au projet, montre la voie qu'emprunteront les poids lourds, derrière Cacao-Barry. |
Passer le carrefour de la rue du Vexin et du boulevard Michelet relève du casse-tête quotidien aux heures de pointe. Dans les faits, un Hardricourtois qui débouche en plein trafic matinal sur la rue du Vexin met une trentaine de minutes pour rejoindre le pont de Meulan !
La commune, ne comptant pas sur la création rapide du C13-F13, décidait il y a quatre ans de lancer des études pour décongestionner le croisement de la D190.
La solution retenue par un cabinet d’études, après simulations du trafic et enquête d’opinion dans un rayon de 15 kilomètres, est de faire passer les voitures venant du Val-d’Oise vers la rue Denis-Papin transformée en deux voies (derrière le Cacao-Barry), pour les faire déboucher ensuite vers Meulan ou vers Mézy, faisant ainsi du pâté de maisons situé entre le boulevard Michelet et la rue qui longe la voie de chemin de fer une sorte de “rond-point” géant.
Le projet devrait permettre, selon le maire André Cassagne, d’éviter les embouteillages rue du Vexin, et d’apporter plus de fluidité au trafic : les automobilistes se dirigeant vers Les Mureaux emprunteraient la voie de gauche tandis que le trafic se dirigeant vers Mantes resterait à droite. Et en arrivant du Vexin, les poids lourds pourraient rejoindre l’A13 par Gargenville ou retourner aux Mureaux à la sortie de la rue Denis-Papin.
Une solution avant 2015
André Cassagne estime que la route reliant Cergy à Saint-Quentin-en-Yvelines ne verra le jour que vers 2020. « D'ici là, la D190 sera complètement bloquée, il est crucial de trouver des solutions avant 2015. Je crains, sinon, qu'on ne continue à souffrir pendant quinze ans », déclare-t-il.
Membre du collectif pour la circulation en vallée de Seine et Vexin, Yasmin Mellet, de son côté, est résidente du boulevard Michelet. Dans une lettre adressée au maire, qu’elle a distribuée aux habitants de son quartier et qu’elle nous a adressée, elle explique avoir découvert avec stupéfaction le projet « sans qu'aucune concertation, ni information auprès des habitants concernés aient été menées ». Elle craint « un appel d'air de circulation » consécutif à l’aménagement, et surtout s’inquiète de l’évolution du trafic des poids lourds sur la D190. Et pour les habitants de l’îlot transformé en futur rond-point, « ce sera l'enfer ! », prédit-elle.
« Les dommages, fissures et glissements causés par les vibrations dans le bâti lors du passage des poids lourds participeront à une forte dépréciation et dévalorisation des biens », écrit aussi cette riveraine directe du projet. Yasmin Mellet réclame un débat public sur le projet de rond point.




