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Bruno Caffin craint que l’autorisation d’exploiter le CET soit prorogée. |
Pour Bruno Caffin, maire de Brueil-en-Vexin, la validation de l’avant-projet de charte du Parc naturel régional du Vexin a un goût amer. En effet l’amendement qu’il avait fait rajouter dans le paragraphe 4 de l’article 8 relatif à la gestion des déchets n’a pas été retenu par le comité syndical du Parc réuni le 3 avril dernier.
La proposition de Bruno Caffin portait sur la non prolongation des centres d’enfouissement technique (CET) existants sur le territoire du Parc. Le paragraphe 4 de l’article 8-1 de l’avant-projet de Charte stipulait ainsi que « le parc n’a pas vocation à accueillir de nouveaux CET de classe 1 ou 2, ni à prolonger le maintien de ceux existants au-delà des durées d’exploitation actuellement autorisées ».
Opposé à une activité de ce type sur sa commune, le maire de Brueil voulait ainsi s’assurer de l’arrêt de l’exploitation du CET au 1er janvier 2014, conformément à l’arrêté préfectoral pris en 2004.
Seulement voilà, la commune de Guitrancourt et la CAMY ont demandé que soit supprimé le passage lié à la prolongation des CET. Le conseil général des Yvelines a pour sa part proposé de remplacer la phrase existante par « la prolongation du maintien des CET existants peut être envisagée, assorties de dispositions visant une prise en compte qualitative de l’environnement et du paysage ».
Des propositions validées par la commission exécutive qui s’est réunie le 3 avril.
« J’attendais un soutien du Parc »
Président de la commission Tourisme et membre de la commission exécutive du Parc, Bruno Caffin a travaillé sur la rédaction de la nouvelle charte. Aujourd’hui, la surprise de ce revirement a fait place à la colère. Ce qu’il dénonce, c’est le manque de soutien du Parc. « Ma proposition a tenu bon jusqu’à ce que la région et le département émettent des réserves. J’attendais que le Parc appuie la commune dans sa démarche. Au lieu de ça, il a finalement suivi les amendements déposés pour se ranger à la raison d’État. »
Pour Bruno Caffin, cette disposition de l’article 8-1 est « un boulevard ouvert à SITA et tous ceux qui voudraient exploiter un peu plus longtemps le centre d’enfouissement technique de Brueil ».
Fermé depuis deux ans, le centre d’enfouissement technique doit rouvrir en janvier 2007 pour prendre le relais de celui d’Arnouville, complètement saturé. « Ce CET, on s’en passerait bien. On nous l’a imposé pour dix ans. J’attendais donc que soit respecté l’arrêté préfectoral dans sa durée. La charte devrait être un outil fort de protection de notre territoire. Au lieu de ça, on laisse entendre que l’arrêté préfectoral pourrait être prorogé. C’est scandaleux ! », tempête l’élu.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette disposition inscrite dans l’avant-projet de la Charte fait les affaires de Guitrancourt et de la Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines. Depuis 2001, la CAMY a en effet entrepris l’acquisition de terrain à Calcia afin de poursuivre l’exploitation du centre d’enfouissement technique de Guitrancourt au-delà de 2008, date à laquelle l’autorisation d’exploiter expire. Il va sans dire que le paragraphe 4 de l’article 8-1 proposé par Bruno Caffin constituait une menace réelle quant à la réalisation de cette opération très importante pour la région.




