C’était un conseil pas comme les autres, à Mézy l’autre semaine. Les élus ont eu à délibérer sur plusieurs sujets sensibles.
Jean Mallet, le maire a d’abord annoncé qu’il avait pris un arrêté pour limiter l’accès des 3,5 tonnes au chantier du lotissement d’Apremont, ces derniers passeront par Juziers et non par Mézy, montrant ainsi son attachement à la préservation de la qualité de vie des Méziacois.
C’est ensuite le sujet des logements sociaux qui a été mis sur la table : conformément à la loi SRU (imposant aux villes 30 % de logements sociaux), la municipalité a modifié le plan local d’urbanisme pour réaliser 16 logements sociaux supplémentaires dans l’ancienne menuiserie à côté de l’école, qui s’ajoutent aux deux existants, alors qu’au regard de la loi SRU pour un village comme Mézy il en faudrait 130.
Rappelons que le non respect de la loi a eu comme répercussion directe l’augmentation des impôts locaux en 2006, Mézy ayant dû s’acquitter d’une amende.
Le conseil a enchaîné sur le sujet très polémique du bouclage de la Francilienne, la municipalité étant directement concernée par l’un des tracés dit “Nord-Ouest” qui passerait sur le plateau agricole de Mézy, en ayant préalablement longé le haut du collège de la Montcient par un viaduc reliant Tessancourt à Hardricourt.
Refus net du Parc du Vexin
Ce tracé est présenté comme une « nuisance terrible » par le maire (cela équivaudrait à un passage de 178 000 véhicules par jour, une pollution atmosphérique de 200 000 tonnes de CO2 en plus, doublée d’une pollution sonore) qui dégraderait la qualité de vie des habitants.
La polémique fait tâche d’huile et le Copra qui regroupe les municipalités de Pierrelaye, Chanteloup, Andrésy, Conflans, aurait tendance à présenter “le tracé des betteraves”, c’est-à-dire du plateau agricole de Mézy, comme une solution… Cependant un élément nouveau et considérable ferait pencher positivement la balance : le refus pur et simple du Parc du Vexin.
Le conseil a donc voté à l’unanimité contre le tracé Nord-Ouest de la Francilienne, considérant qu’il s’agit d’une « aberration », et le maire appelle la population participer à la réunion publique organisée par le CPDP qui se tiendra à Gargenville le 18 avril à 20 h 30, dans la salle des Fêtes à côté de la déchetterie.
Enfin, le conseil s’est prononcé sur le Plan de Prévention des risques d’Inondation qui délimite les zones à risques, résultat d’une grande étude de plusieurs années sur la recomposition topologique de 57 communes et 15 départements autour de la Seine et de l’Oise. La référence de base est constituée par la crue de 1910, la seule qui ait laissé des « traces écrites ». Pour ce qui est de Mézy, les zones répertoriées à risque, qui ne sont plus constructibles, sont l’Ile Verte et le bas de l’avenue Chateaubriand. Le plan a été adopté à l’unanimité.
Le conseil a terminé par une bonne nouvelle concernant les petits Méziacois. Devant l’augmentation des inscriptions scolaires des enfants nés en 2003, l’inspection académique envisagerait l’ouverture d’une troisième classe de maternelle, ce qui réjouira un bon nombre de parents et rajeunira considérablement le village…
G.C.




