Des élèves de maternelle et primaire du groupe Albert-Anne, à Bonnières, ont été pris de diarrhée et de vomissement dans la nuit de jeudi à vendredi. L’hypothèse d’une intoxication alimentaire due au déjeuner pris le jeudi midi reste à confirmer. Les résultats des analyses des plats témoins sont attendus par la municipalité et l’entreprise de restauration pour la fin de la semaine voire lundi prochain.
Spectaculaire par le nombre de cas signalés, le trouble n’aura été heureusement que de courte durée et sans gravité. Dans la soirée de jeudi à vendredi, soixante-neuf élèves du groupe scolaire Albert-Anne ont été pris de diarrhées et de vomissement. Selon des témoignages de parents d’élèves, les ennuis digestifs se sont déclarés dans le début de soirée.
« Mes deux enfants se sont levés plusieurs fois dans la nuit, mais à 2 heures ou 3 heures, c’était terminé », raconte l’un d’eux.
La majeure partie des élèves était d’ailleurs retournée à l’école vendredi matin. Mais au cours des conversations, les parents d’élèves ont réalisé que tous les enfants malades étaient demi-pensionnaires et avaient pris le déjeuner de la veille au restaurant scolaire. Face à l’ampleur du phénomène, plusieurs d’entre eux se sont rendus en mairie pour tenter d’obtenir des explications.
« Pas de salmonelle »
Le maire et plusieurs de ses adjoints ont été rapidement informés et ont pris des dispositions pour informer les parents des éléments portés à leur connaissance. En fin de matinée, un mot d’explication signé du maire a été affiché sur les portes de l’établissement : « Sous réserve d’analyse du plat témoin gardé pour ce type de cas, il est vraisemblable de penser qu’il s’agit d’une intoxication alimentaire (…). En aucun cas il n’y aurait salmonelle car il n’y a eu ni mayonnaise ni œuf » au menu.
Vendredi, l’hypothèse d’une rupture de la chaîne du froid, dans le processus de conservation des aliments, a été évoquée. Un des réfrigérateurs du restaurant scolaire a en effet connu une hausse de température dans le milieu de la semaine. L’entreprise chargée de son entretien devait intervenir dans les vingt-quatre heures. Mais, selon la mairie, qui a poursuivi son enquête lundi, celui était vide.
Les analyses réalisées sur les plats témoins par les services vétérinaires de la DDASS et un laboratoire indépendant, mandaté par la société de restauration Avenance, sont attendus pour vendredi ou lundi prochain. Ils devraient permettre de déterminer quel composant du repas, avant ou après cuisson, peut éventuellement être à l’origine des troubles connus par les enfants.
« Les contrôles sont particulièrement rigoureux, a précisé, le maire Jean-Marc Pommier, lundi. Des relevés de températures des réfrigérateurs sont effectués deux fois par jour. S’il y a eu une anomalie, nous le saurons ». Et l’élu d’ajouter : « Trois membres du personnel communal ont également été touchés, mais ils n’avaient pas mangé la même chose ». Les élus promettent en tout cas d’assurer la plus grande transparence sur le sujet.
Un cas de méningite virale
Les derniers jours précédents les congés estivaux auront décidément été marqués par des questions sanitaires. Dans un communiqué adressé aux parents d’élèves, daté du mardi 28 juin, «l’équipe de santé» du groupe médico-scolaire a annoncé « un cas de méningite virale, constaté à l’école primaire» Albert-Anne. Elle recommande « une surveillance particulière » des enfants. S’ils présentent « des maux de tête, des vomissements, de la fièvre », elle invite les parents à consulter leur médecin traitant. « Les méningites virales sont faiblement contagieuses et n’ont pas de traitement préventif, précise le communiqué. Elles sont à différencier des méningites bactériennes beaucoup plus graves ». Selon la mairie, un petit garçon de CE2 a dû être hospitalisé. Il est rapidement sorti de l’établissement de soins.




