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L’ensemble des maires de la communauté des “Deux rives”, ce lundi à Chapet. |
Ça y est, le mariage est bel et bien scellé entre les sept communes de Chapet, Vernouillet, Verneuil, Triel, Chanteloup, Carrières-sous-Poissy et Andrésy. Tous les maires étaient présents à Chapet, ce lundi, pour la proclamation officielle des contours du périmètre intercommunal.
Situé sur un axe est-ouest, le territoire des Deux rives de la Seine est fortement résidentiel, et contraste nettement avec les pôles plus urbanisés situés au sud, avec Poissy, et au nord, avec Les Mureaux et Conflans-Sainte-Honorine.
Rapatrier l’activité sur le territoire
Forte de 75 000 habitants, cette nouvelle communauté de communes envisage d’évoluer et de «raccrocher» quelques indécis. « Cette intercommunalité est ouverte », déclare ainsi Pierre Cardo maire de Chanteloup-les-Vignes. « Certaines agglomérations pensées au départ autour des Mureaux pourraient s’agglomérer à nous... ou nous, nous agglomérer à eux », lance le député de la 7ème circonscription.
L’emploi et le développement économique concertés sont les deux premières priorités de cette union à sept. Près de deux tiers des habitants travaillent à l’extérieur du territoire, une tendance que les élus des «Deux rives de la Seine» voudraient ramener à un rapport d’un sur deux. D’autre part, le positionnement de cette intercommunalité dans le secteur ouest de la région Ile-de-France lui conférerait « des atouts réels confortés par les infrastructures réalisées, comme le nouveau pont de Triel, ou en projet telle l’A 104 », sur lesquels les élus veulent s’appuyer pour en faire la promotion.
« La construction intercommunale nous permettra de créer des pôles d’activité, de regrouper les entreprises plutôt que de multiplier les zones économiques le long de la vallée de la Seine », ajoute Pierre Cardo. La communauté qui se dote d’une Maison de l’emploi constituerait selon le député-maire de Chanteloup, un outil efficace permettant aux communes de peser dans les négociations avec les entreprises qui s’installent sur le territoire, ou pour « prévenir des départs intempestifs ».
L’intérêt de cette nouvelle intercommunalité est encore de mettre en commun le réseau de transport urbain, « pour l’instant dans une situation difficile », note Jean-Pierre Houllemare le maire de Triel-sur-Seine.
Au programme de l’intercommunalité, les maires souhaitent aussi développer une politique gérontologique adaptée, en favorisant le maintien à domicile, et par la mise en commun d’équipements.
« Promotion de projets à caractères environnementaux », politique des sports et de la culture encore, la réalisation de cette nouvelle communauté de communes est pensée comme autant de services supplémentaires à la population.




