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Franck Mancuso coscénariste de «36, Quai des orfèvres» et Jamel Azzouz le responsable du cinéma. |
Franck Mancuso, originaire d’Aubergenville et ancien flic de choc à l’office central de la répression du banditisme, s’est recyclé depuis quatre ans dans l’écriture de scénario. Il était encore policier quand Yves Rénier l’a sollicité pour devenir consultant sur «Commissaire Moulin». Il est aussi auteur de polars sous un pseudo.
Mercredi soir, il était présent au cinéma Paul-Grimault pour une soirée spéciale de présentation du film d’Olivier Marchal «36, Quai des orfèvres» dont il a co-écrit le scénario.
Une immersion dans le milieu des truands et des flics, sur fond de guerre des polices, un face à face entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu très convaincants dans leur rôle respectif de patron de brigade d’élite dont les méthodes diffèrent radicalement : Olivier Marchal a réuni les ingrédients pour redonner au polar ses lettres d’or.
La trame du scénario est calquée sur des faits réels, notamment l’affaire du carnage de la rue du docteur Blanche, ou encore l’affaire «Loiseau» qui a fortement marqué la police parisienne, et la traque du gang des postiches, une équipe de braqueurs particulièrement violents qui écumaient les banques à la même période. Dominique Loiseau, qui a inspiré le personnage de Léo Vrinks (Daniel Auteuil) le patron de la brigade de recherche et d’intervention, a lui aussi participé au scénario.
Franck Mancuso, policier pendant vingt ans, a répondu aux questions du public en bon connaisseur du milieu et de « cette époque révolue » où les initiatives des flics de la PJ pour arrêter les truands se passaient parfois de la déontologie. Beaucoup de questions ont été posées sur les similitudes des méthodes policières de la fiction et les pratiques d’investigation actuelles. Le film d’Olivier Marchal n’a cependant rien d’un docu-drama. Franck Mancuso s’est inspiré d’« expériences vécues », de « vrais personnages que j’ai côtoyés », explique-t-il. Ce qui donne beaucoup de crédibilité à l’ensemble. Le réalisateur offre d’ailleurs plusieurs scènes jouées avec des vrais professionnels, notamment cette scène d’un repas de flics qui fêtent un départ d’un collègue.




