|
Muriel Jacquet directrice du relais assitantes maternelles de Tessancourt. |
La commune de Tessancourt a créé il y a deux ans un syndicat intercommunal pour gérer le relais assistantes maternelles. Cette structure qui a vocation à entrer dans l’intercommunalité aura bientôt une jumelle, une «halte-garderie» itinérante gérée par la communauté de communes «Vexin Seine». Le système astucieux pallie à la pénurie de services pour la petite-enfance en milieu rural.
« Le relais d’assistantes maternelles le plus proche était à Ecquevilly. Aucun n’existait avant le nôtre sur la rive droite de la Seine, avant l’ouverture du relais gargenvillois », explique le maire de Tessancourt. Le SIRAM, le syndicat intercommunal du relais assistantes maternelles est appelé à entrer dans l’intercommunalité Vexin-Seine. Sur les onze communes du syndicat de préfiguration de l’intercommunalité Vexin-Seine, les communes de Vaux, Meulan, Mézy, Gaillon, Evecquemont, composent le syndicat avec Tessancourt. À ce projet, le SPIVS souhaite ajouter un second projet de halte-garderie itinérante.
Tessancourt à l’initiative
À Tessancourt, un syndicat intercommunal de relais assistantes maternelles a donc été créé il y a deux ans pour développer les modes de garde tournés vers la petite enfance. Il n’y en avait jusque-là aucun service de ce type dans le proche Vexin rural.
Aujourd’hui, le relais de Tessancourt gère et apporte une multitude d’aides et de conseils à une centaine d’assistantes maternelles, et a même suscité des vocations.
Une centaine d’assistantes maternelles
Muriel Jacquet, l’animatrice-éducatrice du relais, qui dirige aussi la structure, a une fonction de formatrice continue avec les assistantes maternelles de la zone, d’oreille attentive aussi. Il n’est pas rare que les assistantes maternelles viennent confier leurs difficultés. Muriel Jacquet assure aussi toute la partie accompagnement administratif de ces professionnelles libérales. « À celles ou ceux qui sont novices dans le métier ou qui peinent à se déclarer, la structure offre un soutien sur le droit du travail relatif à la profession d’assistante maternelle. Ils viennent chercher de l’information qui concerne aussi leur rôle d’employeur », explique Isabelle Sansarricq deuxième ajointe au maire de Tessancourt et présidente du SIRAM.
Dans le même esprit, les nourrices non déclarées peuvent trouver une aide pour le montage du dossier à présenter devant la PMI de leur arrondissement (Protection maternelle et infantile).
« Des réunions sont organisées avec des pédiatres qui viennent dispenser des conseils relatifs aux soins », complète-t-elle aussi.
Une fois par semaine, pour une séance d’animation avec les enfants, Muriel Jacquet rend visite, dans chaque village, aux assistantes maternelles du secteur, les activités sont identiques à celle d’une crèche familiale.
Avec le projet intercommunal Vexin-Seine qui a mis au cœur des compétences de la future communauté les services liés à la petite enfance, le relais assistantes maternelles pourrait s’adjoindre bientôt un autre service de «halte-garderie» qui naviguerait d’une commune de la communauté à l’autre... Ce service mobile doté d’un camion pour la partie nursing sera destiné aux parents qui ne travaillent pas et qui souhaitent s’absenter quelques heures de chez eux en journée. Douze à seize enfants âgés de zéro à trois ans seront accueillis dans une salle municipale avec aire de jeu aménagée par des puéricultrices ou des éducatrices de jeunes enfants qui seront recrutées. Chaque village mitoyen pouvant bénéficier du service. L’investissement sera sûrement financé par le conseil régional, le conseil général des Yvelines. Le service sera bien sûr payant pour le public, selon un mode de calcul s’appuyant sur le quotient familial. « Des projets de ce type ont été expérimentés avec succès dans le Nord, l’Est de la France et en Normandie », explique Isabelle Sansarricq. La présidente du SIRAM défend un modèle qui aujourd’hui peut tout aussi bien correspondre au Vexin français.




